Ligue1: Jeux de mains, jeu de Sochaliens

FOOTBALL Les Francs-comtois ont bénéficié de deux coups de pouce de l'arbitre pour battre Reims...

Floréal Hernandez, à Sochaux

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Les joueurs sochaliens lors de leur victoire en L1 contre Reims, le 19 janvier 2013.
Les joueurs sochaliens lors de leur victoire en L1 contre Reims, le 19 janvier 2013. — AFP

Malgré le froid glacial qui congelait le stade Bonal, samedi, les Sochaliens n’ont pas gardé leurs mains dans les poches. C’est d’abord Loïc Poujol qui a la réception d’un corner de Rafael Dias (15e) a propulsé du poing le ballon dans le but de Johny Placide (1-0). Une main involontaire mais un but validé.

Face aux journalistes, le défenseur sochalien ne s’est pas défilé et a raconté dans le détail et avec humour l’action litigieuse. «Je m’attendais à cette question, a-t-il d’emblée répondu en se marrant. La balle arrive au second poteau, j’essaye de la prendre de la tête, j’arme et en fait, la balle continue sur mon poing gauche et va au fond des filets. Je croyais qu’il y avait faute mais je vois l’arbitre indiquer le rond central. Je suis un peu surpris mais c’est un but. » Sur le terrain, la joie de Poujol a été discrète pour célébrer son deuxième but de la saison.

Pénalty oublié

A-t-il pensé à dire à M. Rainville qu’il avait marqué de la main? «(sourire) Vue notre position au classement [18e au coup d’envoi après le nul d’Evian à Lyon (0-0), vendredi], je ne vais pas dire «Désolé, il y a faute, annulez le but.» Je n’ai pas voulu aller voir l’arbitre, je pense qu’il verra les images à la télévision. Mais c’est vrai qu’il y avait main», reconnaît Poujol. Ce but non-valable a donc fait le bonheur des Sochaliens. «Tant mieux pour nous. Pour une fois qu’on a de la chance, on prend, sourit également Simon Pouplin, le portier sochalien. C’est rageant de prendre un but comme ça pour un gardien mais le foot est fait d’erreurs.» L’entraîneur sochalien, Eric Hély, a lui dribblé les questions des mains sochaliennes en quittant la salle de presse.

Car le poing de Poujol n’est que la seule main qui a pénalisé les Rémois. A la 48e, c’est Mathieu Peybernès, l’autre défenseur central de Sochaux, qui a contré un ballon de la main dans la surface. M. Rainville a bien sifflé mais n’a pas donné penalty estimant que la main était à l’extérieur de la celle-ci au grand mécontentement des Rémois.

Fournier «Des bâtons dans les roues»

Hubert Fournier, le coach champenois, a utilisé l’humour pour souligner les erreurs arbitrales. «On va dire que ça ira mieux «deux mains», lance-t-il en soulignant son jeu de mots. Les décisions arbitrales nous ont été contraires. C’est souvent le lot des équipes en grandes difficultés, c’est notre cas. On vit une situation difficile, on n’a pas besoin de contraintes arbitrales pour venir nous mettre des bâtons dans les roues.» Car avec cette défaite, le Stade de Reims se retrouve 18e et premier relégable. La situation des Champenois est inquiétante en Ligue 1: ils n’ont plus gagné depuis le 5 octobre (Nice 3-1) et les dissensions dans toutes les strates du club s’amplifient.