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Dakar 2013: Bienvenue dans le camping-car de Cyril Despres

Dakar 2013: Bienvenue dans le camping-car de Cyril Despres

MOTOLe quadruple vainqueur de l'épreuve vous fait entrer dans son «chez-lui» provisoire…
Antoine Maes

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Tucumàn (Argentine)

«Au-dessus, on a le lit de Ruben (Faria, son coéquipier). II y a le mien au fond. Là on a notre petite douche. Et après c’est notre petite cuisine.» Pour la deuxième année de suite, le motard Cyril Despres, favori dans sa catégorie, a décidé d’opter pour un Dakar un peu plus confortable. Le soir après chaque étape, le pilote KTM s’est payé le luxe de se reposer dans un camping-car, comme cinq ou six autres pilotes. «Après 11 Dakar sous la tente, ça change tout», assure le natif de Seine-et-Marne. Et pas seulement parce que la climatisation de l’engin fait passer la température de 35 C° à l’extérieur à 24 C° à l’intérieur.

Pour mettre encore plus de chance de son côté, si besoin en était, Despres a préféré être un peu moins dans l’esprit du bivouac, celui de la tente et du baluchon, des douches communes et des repas collectifs. «Sous la tente, j’étais plus jeune. Et les années tournent... Je ne sais pas si je vois vraiment le résultat sur les performances, mais par exemple, ton roadbook, tu peux le peindre, il n’y a pas de sable. Tu prends une douche d’eau fraiche. Et le soir, tu arrives à dormir plutôt bien», poursuit le quadruple vainqueur de l’épreuve. L’hôtel, ce n’est même pas la peine d’y penser, les motos commençant leur course au mieux au petit matin.

La nourriture? «Nouilles chinoises, pâtes bolognaises, risotto aux champignons, les trucs de navigateurs»

Son quotidien ne change pas vraiment, mais la somme des petits détails peut faire la différence. En cuisine, Despres ouvre un placard et en tire ses repas: «Nouilles chinoises, pâtes bolognaises, risotto aux champignons, les trucs de navigateurs. C’est super énergétique et c’est facile à faire». Il a aussi assez de place pour pouvoir (enfin) emmener suffisamment de paires de chaussettes pour toute la compétition. «Avant, on ne changeait que tous les deux ou trois jours... Attention, on ne change pas de short tous le temps quand même! Mais par exemple, j’ai pu prendre deux combinaisons contre le froid pour le passage de la Cordillère», raconte Cyril Despres.

Le véritable avantage de ce camping-car, qui vaut autour de 50.000 euros, c’est surtout de pouvoir se recréer un petit espace personnel. Il a même emmené son enceinte bluetooth, et le prouve en lançant l’album d'Ayo en pleine interview. Détendu. «On ne reçoit personne, on est là pour la course». Et s’il gagne encore cette année, il pourra remercier le fabriquant de son camping-car.