Coupe de France: Le capitaine d’Arras raconte sa semaine avant de défier le PSG de Zlatan Ibrahimovic
FOOTBALL•Les amateurs d’Arras affrontent les Parisiens en 32e de finale ce dimanche...Propos recueillis par Romain Baheux
Calculer leur probabilité de se qualifier en 16es de finale de la Coupe de France est trop compliqué tant la rencontre face au PSG dimanche (20h45) paraît déséquilibrée pour Arras (CFA2). Capitaine de l’équipe et employé par la mairie arrageoise aux espaces verts, Yannick Delépine décrit pour 20 Minutes comment Arras s’est préparé au choc cette semaine.
Lundi 31 décembre: «On nous a demandé de faire attention pour le Nouvel An»
«On a repris l’entraînement vendredi 28 décembre pour préparer ce match. La seule demande du staff avait été de faire attention pour les fêtes de fin d’année. On nous a demandé de faire attention pour le Nouvel An, de ne pas trop boire, de surveiller notre alimentation… Dans l’ensemble, ça a été plutôt bien respecté. La plupart des joueurs n’ont pas envie de faire n’importe quoi avant ce type de rencontres.»
Mardi 1er janvier: «On me chambre sur Zlatan Ibrahimovic»
«On ne s’est pas entraînés ce jour-là et on en a profité pour voir nos proches. On ne me parle que du match contre le PSG en ce moment. Comme je suis défenseur, on me chambre sur Zlatan Ibrahimovic (qui pourrait être absent). S’il joue, je serai face à lui sur le terrain. Au boulot, mes collègues me disent de ne pas trop me fatiguer pour être bien prêt à le marquer. Offensivement, je mets tous les attaquants parisiens sur un pied d’égalité. Mais si Zlatan est là, ça sera vraiment lui l’homme à surveiller, même si Lucas Moura a l’air d’être un petit phénomène. Je n’aurais jamais imaginé dire ça en début de saison avant de préparer un match contre mon prochain adversaire (rires).»
Mercredi 2 janvier: «On a gagné 8-0 pour la reprise»
«Notre entraîneur Reynald Dabrowski nous a organisé un match amical contre une autre équipe de la région, Loos-en-Gohelle. Ca n’a pas été évident de trouver une équipe prête à jouer un match amical sur notre terrain synthétique un 2 janvier mais Reynald connaît bien l’entraîneur adverse. On a gagné 8-0 pour la reprise. Ca nous a permis de nous retrouver dans la bonne humeur pour bien nous lancer vers notre match contre le PSG. Entre nous, on en parle beaucoup. On a conscience que l’on peut perdre avec un gros écart. C’est clairement le risque sur ce genre de matchs. Il va falloir être solide pendant la première demi-heure.»
Jeudi 3 janvier: «Trois chaînes de télévision sont venues à mon travail»
«Jeudi, trois chaînes de télévision sont venues me filmer et me suivre sur mon lieu de travail et on a organisé une conférence de presse après l’entraînement le soir. On n’a pas l’habitude d’avoir autant de médiatisation mais c’est plaisant. On sait que ça ne durera que peu de temps et que ça retombera très vite après l’événement.»
Vendredi 4 janvier: «Une ambiance différente à l’entraînement»
«Il y a une ambiance différente à l’entraînement. On sent que tout le monde est très appliqué. Quand le coach parle, tout les joueurs sont très concentrés. C’est un match très important, les joueurs veulent convaincre le staff qu’ils méritent d’être dans le groupe pour défier le PSG. Il faut rester concentré et éviter de jouer des centaines de fois le match dans sa tête avant dimanche.»
Samedi 5 janvier: «On passera la soirée chez nous»
«On va s’entraîner normalement à Arras. Le coach n’a pas prévu de faire de séance vidéo pour nous briefer et ce n’est pas vraiment la peine. Le PSG, on les voit assez jouer le reste de l’année pour savoir comment ils sont sur un terrain. Il n’y aura pas de mise au vert ni de nuit à l’hôtel la veille. On dort chez nous, on passe la soirée en famille et on se retrouvera le dimanche en fin de matinée pour partir à Calais (où se joue la rencontre).»
Dimanche 6 janvier: «L’après-midi va être très longue»
«On mangera ensemble puis on ira se reposer à l’hôtel avant la rencontre. Il faut faire la sieste car l’après-midi va être très longue avant le match du soir. On regardera sans doute le match de Lens face à Rennes en Coupe de France. Je n’ai pas encore réfléchi à ce que je dirai aux autres joueurs. Je m’appuierai sans doute sur l’expérience du coach, qui a joué contre le PSG avec Avion en Coupe de France en 1994 (1-4, après prolongation). L’important, ça sera surtout de ne pas les mettre en confiance trop rapidement. Si c’est le cas, ça deviendra très difficile.»


















