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Après Lucie Décosse, les champions olympiques vivent-ils dans la peur du vol des médailles d'or?

Après Lucie Décosse, les champions olympiques vivent-ils dans la peur du vol des médailles d'or?

FAIT DIVERSLa judokate s'est fait voler trois breloques mondiales...
Antoine Maes

Antoine Maes

«Ce qui est arrivé à Lucie peut arriver à beaucoup de monde.» Comme les autres champions olympiques, Jérôme Fernandez, capitaine des handballeurs à Londres, se fait un peu de soucis pour sa médaille d’or. Le week-end dernier, la judokate Lucie Décosse a été cambriolée chez elle à Paris. Le butin: ses trois médailles de championne du monde. Sa breloque olympique, elle l’avait heureusement avec elle, à Montpellier (Hérault). De Londres, les Français ont rapporté une belle collection: 11 titres au total, dont les quatre du 4 fois 100m en natation et celles données à tous les handballeurs.

Pourtant, l’attrait financier est très limité. Les médailles ne renferment que 6 grammes d’or pur. Au court actuel, les malfaiteurs ne pourraient donc en tirer que 260 euros. «Les gens espèrent en tirer quelque chose de plus par rapport à la valeur sentimentale. Si ce sont des collectionneurs, ils n’ont qu’à m’appeler: on fixe un prix et moi je leur vends. Le plus important c’est les souvenirs. La médaille c’est le témoin, ce que tu montres à tes enfants, mais ton palmarès il est écrit», reprend Jérôme Fernandez.

Fernandez: «Je fais construire, et je vais mettre un coffre fort pour mettre les médailles dedans»

Lui, comme d’autres, ont tout de même décidé de renforcer les mesures de sécurité depuis la mésaventure de Lucie Décosse. Après son titre en kayak aux JO, Emilie Fer avoue qu’elle a «trimballé sa médaille un peu partout», pour la montrer à droite et à gauche. Mais le temps de l’insouciance est bien derrière elle. «Maintenant, il faudra la planquer et ne le dire à personne. Quitte à ne pas se rappeler où elle est! Ce qui est arrivé à mon entraîneur: il a fait une médaille à Barcelone, il ne sait plus si elle chez ses parents ou ailleurs», raconte la kayakiste. Elle va donc s’y résoudre, même si «c’est dommage de ne plus y avoir accès quand on veut».

Jérôme Fernandez quant à lui, n’a pas attendu son été londonien pour en arriver là. «Ça fait des années que mes médailles, je les planque. Chez moi, elles ne sont pas en évidence, elles sont cachées. Là je suis en train de faire construire, je vais mettre un coffre fort pour mettre les médailles dedans.» Mais convient tout de même que le vrai risque, pour un sportif de haut-niveau réputé très bien payé, «c’est le home-jacking». Au fond, «il vaut mieux une médaille d’or olympique à la maison qu’une Porsche 911 dans le garage», conclut Fernandez.