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Et si vous étiez payé 5.000 euros pour rester allongé et jeûner pendant plusieurs jours ?
volontaires•Vingt hommes sont recherchés pour participer à la première étude sur les effets du jeûne en situation de micropesanteur, menée par l’Institut de Médecine et de Physiologie Spatiales, à Toulouse20 Minutes avec agence
Dans le cadre de ses recherches sur le jeûne en situation de micropesanteur, le MEDES (l’Institut de Médecine et de Physiologie Spatiales) vient de lancer un appel à candidatures pour une de ses études, qui aura lieu en juin à Toulouse.
Dix volontaires masculins sont recherchés pour passer 20 jours allongés et respecter pendant 10 jours le menu imposé : seulement 250 calories par jour, soit environ 10 % de l’apport journalier recommandé pour un homme.
Plusieurs défis à relever
Une indemnisation de 5.000 euros est prévue, rapporte La Dépêche du Midi. Quelques critères sont à respecter pour pouvoir participer : être un homme âgé de 20 à 40 ans, pratiquer au moins trois heures de sport par semaine, ne pas fumer, ne pas avoir de restrictions alimentaires, et présenter un IMC (indice de masse corporelle) compris entre 20 et 26.
« Il faut être intéressé par la Science et avoir une vraie volonté ; de plus, il est préférable d’être solide psychologiquement », souligne Rebecca Billette, responsable médicale de la Clinique Spatiale et de l’étude clinique, interrogée par nos confrères. Les repas constitueront l’un des défis à relever puisqu’ils ne seront constitués que d’une cuillère de miel, d’un jus de fruit et d’un bouillon par jour. Autre challenge : rester allongé 10 jours en position de simulation de micropesanteur, les pieds relevés par rapport à la tête.
Un suivi médical
Il s’agit de la première étude qui va tester les effets du jeûne et de la micropesanteur en même temps. L’objectif : voir comment le corps humain réagit si les astronautes se retrouvent dans une situation similaire, en cas de raréfaction de la nourriture. « Nous allons observer ce qu’il se passe au niveau de la mémoire, du stress, des muscles et du cerveau », détaille la responsable médicale.
Puisqu’il s’agit d’une première, tous les effets sur le corps ne sont pas encore connus. Les participants pourraient perdre de la masse musculaire, se sentir faibles et avoir faim. Ils seront ainsi accompagnés en continu par des médecins et des infirmiers. Il sera également possible de mettre fin au processus au moindre risque. L’envoi de candidature peut se faire directement sur le site Internet du MEDES.



















