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Ariane 6 a mis sur orbite le satellite Sentinel-1D du programme Copernicus

Espace : Ariane 6 a mis sur orbite le satellite Sentinel-1D du programme européen Copernicus

observationCe nouveau satellite fabriqué par Thales Alenia Space, dans le cadre du programme environnemental Copernicus, emporte un instrument radar avancé « qui fournira, de jour comme de nuit et par tous les temps, des images de la surface de la Terre »
Mickaël Bosredon

M.B. avec AFP

L'essentiel

  • «Pour son troisième vol commercial, Ariane 6 a placé son passager sur une orbite héliosynchrone à 693 km d’altitude », mardi soir, a annoncé Arianespace dans un communiqué.
  • Le satellite Sentinel-1D livrera « des données essentielles pour suivre l’évolution de la glace de mer, des icebergs et des glaciers, détecter les affaissements de terrain et les déversements d’hydrocarbure… »
  • Le président d’Arianespace a salué la précision du tir qui « permet au client d’utiliser son satellite plus longtemps, car il n’a pas besoin d’utiliser son carburant pour se mettre sur la bonne orbite ».

Le lanceur lourd européen Ariane 6 « a lancé avec succès » mardi à 18h02 heure locale (21h02 GMT), le satellite Sentinel-1D du programme Copernicus, depuis le port spatial européen de Kourou (Guyane), a annoncé Arianespace dans un communiqué. Au profit de la Commission européenne, ce lancement s’est effectué dans le cadre d’un contrat avec l’Agence spatiale européenne (ESA).

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« Pour son troisième vol commercial, Ariane 6 a placé son passager sur une orbite héliosynchrone à 693 km d’altitude, explique l’entreprise dans un communiqué. Sentinel-1D s’est séparé après 34 minutes de vol. » L’orbite héliosynchrone permettra au satellite de plus de deux tonnes de passer près des pôles et de survoler chaque point de la Terre à la même heure solaire, ce qui facilite la comparaison des images dans le temps.

Une durée de vie prévue de sept ans et demi

Ce nouveau satellite fabriqué par Thales Alenia Space, dans le cadre du programme environnemental Copernicus de l’Union européenne, emporte un instrument radar avancé « qui fournira, de jour comme de nuit et par tous les temps, des images de la surface de la Terre », explique Arianespace. Il livrera « des données essentielles pour suivre l’évolution de la glace de mer, des icebergs et des glaciers, détecter les affaissements de terrain et les déversements d’hydrocarbure, et bien d’autres applications ».


La durée de vie prévue de Sentinel-1D est de sept ans et demi. Il doit rejoindre Sentinel-1C, lancé en décembre 2024, et remplacer Sentinel-1A, lancé en 2014 et qui approche de sa fin de vie opérationnelle. Le duo a pour mission de maintenir le cycle de revisite de six jours de la mission de Sentinel-1. « Ces satellites fonctionnent par deux, ils sont très similaires, presque identiques », a expliqué Pier Bargellini, responsable du programme Copernicus à l’Agence spatiale européenne, à l’issue d’une conférence de presse.

L’Europe retrouve son autonomie d’accès à l’espace

Le président exécutif d’Arianespace, David Cavaillolès, a salué la précision du tir. « Ça permet au client d’utiliser son satellite plus longtemps, car il n’a pas besoin d’utiliser son carburant pour se mettre sur la bonne orbite », a-t-il expliqué après le décollage. Pour cette troisième mission commerciale, le lanceur Ariane 6 était en configuration Ariane 62, avec 2 boosters, et une coiffe courte.

Notre dossier sur la fusée Ariane

Avec ces lancements d’Ariane 6, l’Europe retrouve son autonomie d’accès à l’espace, crucial dans un contexte de rapprochement entre les États-Unis et la Russie.