01:59
Espace : Pourquoi Thomas Pesquet ne veut plus aller sur Mars
CONFIDENCES•Dans son livre « Éloges du dépassement », qui paraît mercredi aux éditions Flammarion, Thomas Pesquet révèle pourquoi il a changé d’avis sur une mission spatiale vers MarsE.M.
En 2020, il « rêvait » de « poser le pied sur Mars », avait-il confié au Parisien. Cinq ans plus tard, Thomas Pesquet révèle qu’il a changé d’avis dans son livre Éloges du dépassement, un entretien avec le physicien Etienne Klein, qui paraît mercredi aux éditions Flammarion.
« Les gens qui se déclarent candidats, - et Dieu sait qu’on en trouve pléthore sur Internet –, n’imaginent pas une seule seconde à quel point la mission sera effroyable de vide et de rien », lance l’astronaute français, repéré par le quotidien national. « En tant qu’être raisonnable, je réserve ma décision pour l’instant… »
Après la Lune, la planète rouge est la prochaine grande étape de l’exploration spatiale habitée. Les agences spatiales occidentales estiment pouvoir envoyer des astronautes dans un avenir proche, dans le courant de la décennie 2040. La Chine a cet objectif pour 2033, 2028 pour Elon Musk.
« 300 jours dans une Fiat 500 »
Thomas Pesquet explique son revirement par les « conditions de voyages » pour aller sur Mars. « En matière de confinement, j’ai l’habitude de dire que c’est à peu près 300 jours dans le volume d’une Fiat 500 rien qu’à l’aller ! » écrit-il.
Et de préciser qu’à bord de Station spatiale internationale (ISS), « il y avait des équipements de recherche partout. Ce ne sera pas le cas dans le vaisseau vers Mars ». « Dans l’espace, si on a quelque chose à faire, le temps passe, mais si on n’a rien à faire, le temps s’arrête », pointe-t-il.
Tous nos sujets sur l'espaceAuprès du Parisien, l’astronaute français remet en question cette volonté des missions habitées vers la planète rouge : « Le risque est tellement grand qu’il y ait un problème technique, que la déprime s’installe, que quelqu’un pète les plombs, qu’il faudra quand même y réfléchir à deux fois si on a envie de le faire. Si les risques sont trop grands, il vaut mieux ne pas le faire. » A moins qu’une technologie permette de raccourcir la durée du voyage…
En attendant, Thomas Pesquet a rappelé sa motivation pour aller sur la Lune.



















