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Existe-t-il des lunes hors de notre système solaire ?

Exolunes : existe-t-il des lunes hors de notre système solaire ?

ESPACEDes milliers d’exoplanètes ont été repérées ces dernières années, mais qu’en est-il des exolunes ? Voici ce que les astronomes ont découvert jusqu’à présent
20 Minutes avec agences

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L'essentiel

  • Plus de 5 000 exoplanètes ont été découvertes depuis les années 1990, mais aucune exolune n’a encore été formellement identifiée. Les astronomes sont tout de même persuadés qu’elles existent.
  • La méthode des transits utilisée pour la détection des exoplanètes peine à repérer les exolunes car leur signal très faible se confond avec celui de la planète.
  • Les géantes gazeuses situées à grande distance de leur étoile sont les meilleures cibles pour des lunes, mais leur éloignement rend les observations plus difficiles. Plusieurs candidates lointaines d’exolunes restent donc à valider.

On entend souvent parler des exoplanètes, ces astres situés en dehors du Système solaire qui orbitent autour de leur propre étoile. Depuis les années 1990, les avancées technologiques de l’exploration spatiale ont permis de recenser plus de 5 000 exoplanètes.

Pourtant, à ce jour, aucune exolune n’a encore été formellement identifiée. Les astronomes sont pourtant convaincus qu’il en existe. Après tout, la plupart des planètes de notre propre système possèdent des lunes.

Pourquoi est-il si difficile de détecter une exolune ?

Alors, pourquoi ces satellites lointains restent-ils invisibles à nos yeux ? Ce n’est pas parce qu’ils n’existent pas, mais plutôt parce que les détecter relève encore de l’exploit. Les technologies actuelles, aussi avancées soient-elles, ne nous permettent pas encore d’observer des exolunes.

Il faut savoir que la plupart des découvertes d’exoplanètes reposent sur la méthode des transits. Celle-ci consiste à observer la baisse de luminosité qui se produit lorsqu’une planète passe devant son étoile.

Une exolune devrait donc produire un effet similaire. Mais ces astres sont tellement petits qu’ils ne produisent qu’une « mini-éclipse ». Le signal de la lune vient se mêler à celui de la planète, rendant très délicate la distinction entre les deux.

Chercher plus loin pour espérer trouver des lunes

À cela s’ajoute un autre problème : la méthode des transits convient davantage à la découverte de planètes très proches de leur étoile. Ce sont effectivement celles qui passent le plus souvent devant elle, et donc que l’on voit plus facilement.

Néanmoins, dans de telles conditions, les lunes ne peuvent généralement pas rester en orbite à cause de la force gravitationnelle extrêmement puissante de l’étoile. Elles sont capturées par l’étoile, ou éjectées dans l’espace.

Les exoplanètes que l’on identifie grâce à la méthode des transits n’ont donc que très peu de chances de posséder des satellites. Il faut donc se tourner vers les planètes plus lointaines et notamment les géantes gazeuses qui sont plus susceptibles d’avoir des lunes.

Il existe tout de même quelques candidats que les astronomes surveillent minutieusement tels que Kepler 1625 b I, Kepler 1708 b I ou encore Kepler 1513 b. Des observations laissent penser que ces astres sont des exolunes, mais aucune n’a encore été confirmée de façon définitive.