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SpaceX : Une fuite d’hélium conduit au report de la « première sortie extra-véhiculaire privée »
AvariX•Décalé de 24 heures, le décollage pourrait même l’être de 24 heures supplémentaire, prévient SpaceXO.M. avec AFP
SpaceX se serait bien passé de cette nouvelle déconvenue : après les retards pris dans le développement de son vaisseau Starship, l’entreprise d’Elon Musk a annoncé, lundi 26 août 2024, le report « d’au moins 24 heures » de la première mission spatiale privée prévoyant une sortie extra-véhiculaire.
C’est une « fuite d’hélium » qui a contraint SpaceX à reporter le vol qui devait initialement s’élancer ce mardi de Floride pour permettre, pour la première fois, à des passagers « à titre privé » de sortir de leur module avant d’évoluer dans l’espace protégés par leur seule combinaison.
Polaris Dawn reportée d’un – ou deux ? – jours
« Les équipes (de SpaceX) examinent de plus près une fuite d’hélium au sol », a ainsi communiqué sur le réseau social X l’entreprise aérospatiale dirigée par le milliardaire Elon Musk. Pour info, l’hélium est un gaz non inflammable généralement utilisé pour pressuriser les carburants des fusées.
La mission, baptisée Polaris Dawn, a donc été décalée de 24 heures au mercredi 28 août 2024, 03h38 heure locale, en Floride (07h38 GMT). Mais le décollage pourrait être encore reporté, soit plus tard dans la journée de mercredi, soit jeudi, même heure, a prévenu SpaceX.
Des « aventuriers de l’espace » bien préparés
Elle comprendra quatre passagers, les premiers voyageurs « à titre privé » à quitter momentanément leur véhicule spatial. Deux d’entre eux, Sarah Gillis et Anna Menon, sont des employées de SpaceX ; elles seront accompagnées du commandant et milliardaire américain Jared Isaacman et du pilote Scott Poteet, un proche de l’homme d’affaires.
Les « aventuriers de l’espace » ont suivi une préparation intensive pour cette mission de cinq jours qui comporte trois objectifs principaux (en plus de la quarantaine d’expériences menées à bord).
« Vers l’infini et au-delà »
Le premier, c’est de se rendre à une altitude de 1.400 kilomètres, la distance la plus lointaine pour un équipage depuis les missions lunaires Apollo (la Station spatiale internationale (ISS) évolue, elle, à environ 400 kilomètres d’altitude).
Le second consiste en un test de communication laser entre le vaisseau et les satellites Starlink de SpaceX. Et le dernier verra s’opérer, une fois sur une orbite plus basse, la fameuse sortie extra-véhiculaire qui devrait être retransmise en direct.
Première mission d’une longue série
Le vaisseau – la capsule Dragon – n’étant pas équipé de sas, l’équipage entier sera exposé au vide spatial lorsque son écoutille sera ouverte. Deux passagers resteront à bord, tandis que deux autres s’aventureront chacun leur tour à l’extérieur.
Notre dossier « SpaceX »Après cette première mission du programme Polaris, une deuxième, similaire, est prévue. Une troisième doit, elle, être le premier vol avec équipage de la méga-fusée Starship de SpaceX actuellement en développement, un lanceur lourd destiné à des voyages vers la Lune et Mars.



















