Facebook: Bientôt une fonctionnalité pour savoir combien de temps vous passez sur le réseau

ADDICTION « Your time on Facebook » est une nouvelle fonctionnalité qui permettra à l’utilisateur de contrôler le temps passé sur la plateforme…

20 Minutes avec agence

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Illustration Facebook.
Illustration Facebook. — FRANCK LODI/SIPA

C’est la tendance du moment : les grandes entreprises liées aux nouvelles technologies souhaitent permettre aux utilisateurs de lutter contre l’addiction… à leurs propres produits !

Après Apple qui a présenté une nouvelle version de son iOS qui pourra montrer au propriétaire d’un iPhone le temps qu’il passe sur chaque application, Facebook vient d’annoncer une fonctionnalité similaire, rapporte le site TechCrunch.

Un espace de bien-être

Baptisée « Your time on Facebook », cette option vise, selon la société dirigée par Mark Zuckerberg, à lutter contre l’addiction de certains utilisateurs grâce à des données chiffrées. Ainsi, chaque membre de la plateforme pourra savoir précisément le temps passé à chaque connexion rétroactivement sur les sept derniers jours. Un seuil pourra même être déterminé afin de déclencher une alerte lorsque le temps est dépassé.

« Nous travaillons toujours sur de nouveaux moyens pour s’assurer que les moments passés par les utilisateurs sur Facebook soient de bons moments », a expliqué la firme américaine dans un communiqué cité par Le Figaro. Le développement de cette fonctionnalité s’inscrit dans la nouvelle stratégie de Facebook qui souhaite faire de sa plateforme un espace de bien-être. Une démarche qui a commencé en janvier dernier lorsque le réseau social a décidé, par exemple, de faire passer les publications d’amis avant le contenu publié par des médias ou des marques​ dans le fil d’actualité.

5,9 heures par jour sur les réseaux

Les réseaux sociaux prennent, chaque jour, une part de plus en plus importante dans le quotidien des utilisateurs. Ainsi, en 2017, les utilisateurs passaient en moyenne 5,9 heures par jour sur les médias sociaux, ce qui représente une croissance de 4 % par rapport à l’année précédente, selon l’analyste Mary Meeker.

Pour autant, cette volonté affichée des géants du web ne serait pas totalement désintéressée. « Leurs nouvelles fonctionnalités prétendent nous libérer de l’injonction à l’hyper-connexion qu’elles ont elles-mêmes créée. Mais leur réponse reprend toutes les métriques de la productivité : temps d’affichage, nombre de clics… », a déclaré au FigaroAntonio Casilli, professeur de sociologie à Télécom Paris Tech et à l’EHESS. Leurs démarches visent notamment à contrer les nombreuses sociétés qui offrent des « digital detox » tout en leur permettant de détourner l’attention de sujets plus délicats, à l’instar de l’utilisation des données personnelles…

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