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Facebook mise sur le fact-checking pour éradiquer les infos bidon

Facebook mise sur le fact-checking pour éradiquer les infos bidon

WEBLe réseau a annoncé de nouvelles mesures qui s’appuieront sur les vérification de partenaires...
Philippe Berry

Philippe Berry

Facebook s’attaque enfin à la désinformation. Critiqué pour ne pas suffisamment endiguer la propagation de « fake news », surtout pendant la présidentielle américaine, le réseau social a dévoilé ses nouvelles armes, jeudi. Au programme : des signalements simplifiés et un partenariat avec des organisations de fact-checking pour identifier les infos bidon et ainsi décourager leur partage.

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Fact-checking par des partenaires indépendants

Un post suspect peut être signalé en cliquant en haut à droite et en choisissant « marquer comme une fausse information ». Facebook le transmet ensuite à un réseau de partenaires qui adhèrent aux principes établis par l’école de journalisme américaine du Poynter Institute. Une quarantaine d’organisations en font partie dans le monde, dont AP, ABC News, PolitiFact et Snopes aux Etats-Unis (il n’y a pour l’instant personne en France, selon la liste).

Selon leur verdict, Facebook identifie ensuite les fausses informations avec un point d’exclamation rouge et un avertissement qui renvoie vers le site du fact-checker. Pour ne pas être accusé de censure, Facebook ne va pas bloquer le partage de fausses infos mais simplement prévenir l’utilisateur que non, le pape n’a pas apporté son soutien à Donald Trump et Hillary Clinton n’a pas vendu d’armes à Daesh.

« Fact-checké par des gauchistes »

Immédiatement, de nombreuses voix conservatrices sont montées au créneau. « Les posts vont être signalés par des gauchistes et fact-checkés par des gauchistes. C’est une arnaque », dénonce notamment RBPundit, un influent blogueur anonyme. Ben Shapiro, du Daily Wire, estime qu’il s’agit « d’un désastre » car, selon lui, « ces arbitres de la vérité ont toujours des préjugés ».

Mark Zuckerberg sait que la ligne jaune est parfois trouble. Répondant à l’inquiétude d’une internaute, il promet de lutter « contre les hoax, pas contre les opinions ». On jugera sur pièce.