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IAL’Espagne ouvre à son tour une enquête sur ChatGPT

L’Espagne ouvre à son tour une enquête sur ChatGPT

IALe robot conversationnel provoque des inquiétudes dans le monde entier, notamment sur la protection des données
Dans cette photo d'archive prise le 23 janvier 2023 à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, on voit des écrans affichant les logos d'OpenAI et de ChatGPT.
Dans cette photo d'archive prise le 23 janvier 2023 à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, on voit des écrans affichant les logos d'OpenAI et de ChatGPT. - Lionel BONAVENTURE/AFP / AFP
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Alors que l’Union européenne a lancé un groupe de travail pour favoriser la coopération européenne sur le sujet, l’Espagne se penche d’elle-même sur ChatGPT. Madrid a annoncé ce jeudi l’ouverture d’une enquête sur le robot d’intelligence artificielle. L’Agence espagnole de protection des données (AEPD) a indiqué dans un communiqué avoir « ouvert de sa propre initiative » une « enquête sur la société américaine OpenAI », propriétaire du robot conversationnel, « pour un possible manquement à la réglementation » encadrant la protection des données.

Fin mars, l’Italie a bloqué ChatGPT pour des craintes liées à l’utilisation des données. ChatGPT est apparu en novembre et a rapidement été pris d’assaut par des utilisateurs impressionnés par sa capacité à répondre clairement à des questions difficiles, à écrire des sonnets ou du code informatique. Financé par le géant informatique Microsoft, qui l’a ajouté à plusieurs de ses services, il est parfois présenté comme un potentiel concurrent au moteur de recherche Google.

OpenAI « soucieux de la protection des données »

Jeudi, la Cnil, l’autorité française de protection des données personnelles, a elle aussi décidé d’ouvrir « une procédure de contrôle ». De son côté, le Comité européen de la protection des données (EDPB), qui est chargé de coordonner les autorités équivalentes à la Cnil des différents pays membres de l’UE, a annoncé la création de son « groupe de travail », notamment pour favoriser un échange d’information sur les éventuelles actions qui pourraient être prises envers ChatGPT.

Dans son communiqué, l’AEPD se dit favorable « aux technologies innovantes comme l’intelligence artificielle » mais affirme que leur développement doit toujours « être compatible avec les droits et libertés des personnes ». A la suite de la décision italienne, OpenAI avait affirmé à l’AFP « être soucieux de la protection des données » et assuré respecter la réglementation en vigueur dans l’UE.

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