Snapchat : Le réseau social va renforcer la lutte contre la drogue et les contenus illicites

PLATEFORME En mai, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait critiqué Snapchat lui demandant d'« arrêter d’être le réseau social de la drogue »

20 Minutes avec AFP
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L'application Snapchat sur un smartphone.
L'application Snapchat sur un smartphone. — Richard Drew/AP/SIPA

Snapchat ne veut plus servir d’intermédiaire sur le marché de la  drogue. L’application de partage de vidéos et de photos a annoncé ce jeudi une série d’initiatives autour de la lutte contre les stupéfiants sur sa plateforme.

Le réseau social va pour cela renforcer « l’équipe qui répond aux demandes de la police et autres autorités sur les questions liées aux contenus illicites ». Pour améliorer la détection et la suppression des contenus liés à la drogue, Snapchat combine plusieurs moyens à disposition, notamment grâce à l’intelligence artificielle, la modération humaine et les signalements des utilisateurs.

Interdire et prévenir

L’accent n’est toutefois pas mis uniquement sur la répression. Dans le cadre de la prévention, Snapchat annonce la mise en place d’un portail, baptisé « Heads Up », visant à « sensibiliser les utilisateurs sur les risques liés à la drogue et aux addictions ». Les utilisateurs pourront y trouver « des informations vérifiées de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), avec notamment une série de vidéos autour des risques liés à la consommation de cannabis, de MDMA ou l’usage détourné du protoxyde d’azote », précise la plateforme.

« Les mesures annoncées aujourd’hui s’inscrivent dans une approche globale de la lutte contre le trafic de substances illicites, allant du développement d’outils proactifs pour détecter et supprimer les contenus et les comptes liés à la drogue, à une collaboration étroite avec les autorités », affirme pour sa part Sarah Bouchahoua, responsable des Affaires publiques pour la France chez Snap Inc.

Directement à la maison

Grâce aux réseaux sociaux comme Snapchat ou Instagram et aux messageries cryptées comme Signal ou Telegram, recevoir des stupéfiants chez soi est devenu un jeu d’enfant, et la pandémie de Covid 19 a amplifié le phénomène. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait publiquement tancé Snapchat fin mai, en l’appelant à « prendre ses responsabilités » pour « arrêter d’être le réseau social de la drogue ».