Fin du monde : Comment s'y préparer au mieux grâce aux innovations technologiques

EFFONDREMENT Découvrez, chaque semaine, une information de notre partenaire L’ADN. Aujourd’hui, voyons comment certains acteurs numériques surfent sur la vague catastrophiste

20 Minutes avec L'ADN
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Un kit élémentaire de survie
Un kit élémentaire de survie — © R. Brown / Pexels
  • Ces derniers mois est apparu tout un écosystème d’applications et de « tech » pour se préparer à une catastrophe planétaire.
  • En 2019, les investissements dans ce créneau ont dépassé 200 millions de dollars.
  • De la vente de kits de survie aux applis de prédiction, les plus angoissés d’entre nous peuvent désormais anticiper les plus improbables cataclysmes.

La fin du monde inspire les entrepreneurs de la tech. Pendant que Mark Zuckerberg, Peter Thiel et compagnie préparent leurs bunkers, d’autres font des situations d’urgence leur business. Tout un écosystème d’applications et de tech pour se préparer et réagir en cas de catastrophes se développe. Les investissements dans ce type d’entreprise ont quadruplé depuis 2016 pour atteindre plus de 210 millions de dollars l’année dernière, pointe Quartz. Voici quatre exemples de tech qui promettent de nous armer pour le pire.

Harbor : la fin du monde gamifiée

Cette appli américaine, lancée début octobre, détecte la catastrophe qui serait le plus susceptible d’arriver selon votre situation géographique. Plutôt méga feux en Californie ou inondations à New York par exemple. Elle vous invite ensuite à réaliser chaque semaine de petites tâches pour vous préparer au mieux à cet événement : stocker de l’eau, vérifier les détecteurs de fumée… Plus vous utilisez l’appli, plus les tâches se compliquent. Au bout de quelques semaines, Harbor peut vous suggérer d’apprendre à faire un massage cardiaque par exemple. Le tout avec un design pastel et de petits graphiques mignons – histoire de ne pas paniquer non plus. En bonus : une option pour chiffrer vos documents importants.

Judy : s’armer pour la catastrophe

Les créateurs de Judy ont eu le nez fin ou beaucoup de « chance » : leurs « ready kits » ont été lancés quelques semaines avant le début de l’épidémie aux États-Unis. Leur design flashy et leurs multiples accessoires pour survivre à tout type de catastrophes ont beaucoup plu à Instagram (merci aux Kardashian). Plusieurs formules (et prix) sont proposées : de la banane Starter pour 60 dollars à la caisse The Safe pour 250 dollars… Ils contiennent des couvertures de sécurité, des bâtons lumineux, des sifflets, des gants, des repas en barres… Judy propose aussi des guides spéciaux « incendie », « ouragan », « séisme »… à télécharger.

One Concern : prédire le pire

Faire de la « resilience as-a-service », c’est le credo de One Concern, une société américaine qui a récemment levé 15 millions de dollars. Elle dit concevoir un jumeau numérique de la planète, c’est-à-dire une simulation numérique recréant à la fois des phénomènes naturels et des infrastructures. De quoi lui permettre de prédire les conséquences d’une catastrophe pour les habitations et entreprises des alentours. Le but est d’aider industriels et acteurs publics à prendre des décisions en situation de crise.

Contacts de confiance de Google : tracker ses proches

Les Gafa ne sont pas en reste en matière de gestion de situations d’urgence. Facebook a son bouton « Safety Check » qui permet de signaler à ses amis que l’on est sain et sauf lors d’un évènement grave. Google est allé un cran plus loin avec Trusted Contact, une appli lancée en 2016 qui permet de partager avec ses contacts proches sa situation géographique en cas de danger. Et si un contact veut savoir où vous êtes, votre position lui sera envoyée au bout de 5 minutes en cas de non-réponse. L’appli permet aussi de voir le niveau de batterie de vos proches et s’ils sont actifs ou non sur leur téléphone.

L’article original a été rédigé par Marine Protais et publié sur le site L’ADN.