Illustration Apple
Illustration Apple — Richard B. Levine/NEWSCOM/SIPA

JUSTICE

Apple poursuit une entreprise de recyclage qui aurait revendu plus de 100.000 de ses appareils

Entre 2015 et 2018, Apple avait confié environ 500.000 appareils à GEEP Canada qui devait les démonter et les recycler mais au moins 18 % d’entre eux seraient encore utilisés

Apple s’est tourné vers la justice en janvier dernier pour réclamer un peu plus de 31 millions de dollars canadiens (environ 20 millions d’euros) à la société GEEP Canada. La marque à la pomme reproche à son ancien partenaire d’avoir revendu certains des appareils qu’elle était payée pour démonter puis recycler. Dans sa plainte relayée par The Verge ce dimanche, le géant californien évoque un minimum de 103.845 terminaux concernés.

Les malversations de l’entreprise rachetée depuis par Quantum Lifecycle porteraient sur des iPhone, des iPad et des iWatch. Apple affirme que plus de 5 tonnes de ces produits « ont quitté les locaux de GEEP sans être détruits, ce que GEEP elle-même confirme ». Le plaignant a envoyé ses appareils à recycler à son partenaire canadien entre 2015 et 2018 et dit avoir cessé la collaboration en découvrant la revente de certains appareils.

Des problèmes de qualité selon Apple

Apple estime qu’une telle pratique aboutit à la présence sur le marché d’appareils qui portent sa marque mais ne répondent pas forcément à ses critères de qualité. « Les produits envoyés au recyclage ne sont plus adaptés à une commercialisation auprès des consommateurs et s’ils sont réassemblés avec des pièces contrefaites, ils peuvent générer de sérieux risques en matière de sécurité, notamment des défauts de batterie ou d’électricité », explique l’entreprise.

Parmi les quelque 500.000 modèles confiés à GEEP Canada, Apple estime grâce à un audit que 18 % continuent d’accéder à Internet. Certains des terminaux qui devaient être détruits ne sont par ailleurs pas des objets connectés. La société canadienne ne nie pas les faits mais nie toute volonté de nuire. Elle a elle-même porté plainte contre trois de ses employés qu’elle accuse d’être à l’origine du détournement des appareils.