5G : Le PDG d’Orange assure vouloir en faire plus pour le recyclage des smartphones

TECH Stéphane Richard dit vouloir réduire l’empreinte énergétique du numérique

20 Minutes avec AFP

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Le PDG d'Orange, Stéphane Richard.
Le PDG d'Orange, Stéphane Richard. — Guillaume MIRAND

Une arrivée qui fait du bruit. Prévu en avril mais repoussé en raison du coronavirus, le coup d’envoi de l’enchère principale d’attribution des fréquences 5G débutera le 29 septembre. Alors que le futur réseau doit permettre le développement de nouveaux usages, mais il se heurte à l’hostilité d’une partie de l’opinion et de responsables politiques locaux ou d’ONG, qui invoquent des risques pour la santé ou l’ environnement.

A ce propos, le numéro un d’Orange, Stéphane Richard, a indiqué sur France Inter ce samedi que son groupe va accélérer le recyclage des smartphones lors du passage à la 5G, afin de réduire l’empreinte énergétique du numérique. « On a installé sur l’ensemble des 600 boutiques d’Orange des points de recyclage et nous comptons utiliser l’arrivée de la 5G, qui va entraîner un certain renouvellement des terminaux (smartphones, NDLR) progressif (…), pour augmenter très fortement l’ambition en termes de recyclage ». « Si idéalement, on pouvait recycler au moins un terminal sur deux voire trois terminaux sur quatre au moment du changement sur la 5G, le bilan serait évidemment nettement amélioré », a-t-il ajouté.

« Pas d’instrument pour réguler »

Également interrogé par France Inter, Sébastien Soriano, président de l’Arcep, l’autorité de régulation des télécommunications, s’est dit « démuni » pour réguler l’empreinte environnementale de la 5G. « Nous n’avons pas d’instrument qui nous permet de réguler, de poser les garde-fous, les contraintes, de faire en sorte qu’il y ait une maîtrise environnementale dans la 5G », a-t-il déclaré. « Aujourd’hui, à peu près 80 % de l’empreinte environnementale du numérique, selon un récent rapport du Sénat, est dans les terminaux », a-t-il avancé. « La priorité des priorités, c’est de mieux encadrer la manière dont les smartphones sont fournis aux clients, la manière dont on les pousse à renouveler leurs smartphones, que ce soit par des pratiques commerciales qui donnent des rabais ou que ce soit par obsolescence logicielle », a-t-il ajouté.

« Est-ce qu’il y a de l’obsolescence programmée ? On le sait tous très bien », a réagi Stéphane Richard, assurant qu’Orange essaie de s’y attaquer « avec nos moyens, c’est-a-dire le recyclage ».