Fin de vie : Le live vidéo dans lequel Alain Cocq voulait se laisser mourir a été bloqué par Facebook

ALERTE Le réseau social a bloqué samedi à midi la diffusion en vidéo de l’agonie d’Alain Cocq, atteint d’une maladie incurable, qui a décidé de se laisser mourir en direct sur le réseau social

H. B.

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Dijon (Côte-d'Or), le 12 Août 2020. Alain Cocq a décidé de cesser de s'alimenter et de s'hydrater pour pouvoir bénéficier d'une euthanasie active.
Dijon (Côte-d'Or), le 12 Août 2020. Alain Cocq a décidé de cesser de s'alimenter et de s'hydrater pour pouvoir bénéficier d'une euthanasie active. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Alain Cocq, atteint d’une maladie incurable, souhaitait faire de sa mort un événement avec la diffusion en direct sur Facebook de ses derniers instants. Ce samedi matin, quelques heures après avoir annoncé qu’il stoppait son traitement ainsi que toute alimentation ou hydratation, il a annoncé que Facebook « bloque [sa] diffusion vidéo jusqu’au 8 septembre ».

« Bien que nous respections sa décision de vouloir attirer l’attention sur cette question complexe, sur la base de conseils d’experts, nous avons pris des mesures pour empêcher la diffusion en direct sur le compte d’Alain, car nos règles ne permettent pas la représentation de tentatives de suicide », a déclaré un porte-parole de Facebook.

« Un système de repli sera actif d’ici 24h »

« A vous de jouer », écrit aussi cet homme de 57 ans à l’intention de ses soutiens avant de donner l’adresse de Facebook France à Paris pour « faire savoir ce que vous pensez de ses méthodes d’entrave à la liberté d’expression ». « Un système de repli sera actif d’ici 24 heures » pour diffuser de la vidéo, a-t-il assuré.

De nombreux internautes ont apporté leur soutien au malade. « La loi Cocq arrivera, j’en suis sûre », a notamment écrit une internaute, persuadée que son action permettra une évolution de la loi Claeys-Léonetti de 2016 qui autorise la sédation profonde mais seulement pour les personnes dont le pronostic vital est engagé « à court terme ».

Facebook ne prévoit pas de dispositions spécifiques concernant la fin de vie, elles sont en revanche très strictes concernant les contenus qui peuvent s’apparenter à une promotion du suicide ou de l’automutilation. Des cas qui englobent l’euthanasie ou le suicide assisté.