5G : L’avenir de Huawei en France s’obscurcit, la Chine s’en mêle

TELEPHONIE Pékin a réagi à la volonté de Paris de restreindre fortement l’accès de Huawei au marché français de la 5G

20 Minutes avec AFP

— 

Le groupe chinois Huawei est très investi dans la 5G.
Le groupe chinois Huawei est très investi dans la 5G. — Nicolas Asfouri / AFP

La décision de la France de restreindre fortement les autorisations d’exploitation des opérateurs partenaires du groupe Huawei a déplu à la Chine. Pékin a appelé lundi Paris à garantir un environnement « équitable et non discriminatoire » à ses entreprises.

L’Agence nationale de sécurité des systèmes informatiques (Anssi) a fait savoir qu’elle limiterait à huit ans maximum les licences d’exploitation de la 5G, la cinquième génération de l’Internet mobile, pour les opérateurs français SFR (Altice) et Bouygues Telecom, qui utilisent déjà les équipements de Huawei, géant privé chinois des télécommunications.

« Ce que je peux dire, c’est qu’il n’y aura pas un bannissement total. Les opérateurs qui n’utilisent pas Huawei, nous les incitons à ne pas y aller car c’est un peu le sens naturel des choses. Ceux qui l’utilisent déjà, nous délivrons des autorisations dont la durée varie entre trois et huit ans », a déclaré Guillaume Poupard, le directeur général de l’Anssi, chargée par le gouvernement d’instruire ce dossier, dans un entretien au journal Les Echos.

« Les décisions sont prêtes », a déclaré Guillaume Poupard, confirmant une information selon laquelle ces décisions n’attendent plus que d’être signées par l’exécutif.

Trois équipementiers pour la 5G

Seuls trois équipementiers télécoms, les européens Nokia et Ericsson et le chinois Huawei, sont capables de fournir les équipements pour les futurs réseaux 5G, le futur système de télécommunications mobile.

« Il y aura des refus », a indiqué Guillaume Poupard aux Echos, excluant toutefois que ces refus concernent Nokia et Ericsson, et indiquant ainsi en creux que seul Huawei est concerné.