Affaire Grégory : Le documentaire de Netflix relance la chasse au « corbeau » sur Facebook

ENQUETE Des internautes échangent sur des groupes Facebook pour tenter de résoudre cette affaire qui n’a jamais été élucidée

H. B.

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Christine et Jean-Marie Villemin autour d'un portrait de leur fils Grégory.
Christine et Jean-Marie Villemin autour d'un portrait de leur fils Grégory. — Netflix

Trente-cinq ans après l’enlèvement et le meurtre du petit Grégory, l’affaire continue de déchaîner les passions. Depuis le début de la diffusion sur Netflix fin novembre de la série documentaire Grégory, qui revient sur l’enlèvement et l’assassinat en 1984 de Grégory Villemin, 4 ans, des internautes ont rouvert des groupes Facebook pour tenter de résoudre cette affaire, qui n’a jamais été élucidée.

Ces enquêteurs amateurs partagent en ligne leurs commentaires, leurs analyses et leurs hypothèses sur la responsabilité de chacun des protagonistes de l’affaire. Leur objectif ? Identifier le corbeau, celui ou celle qui a harcelé la famille Villemin par téléphone puis par courrier, et qui a revendiqué l’assassinat de Grégory Villemin, rapporte Le Monde.

Christine Villemin dans le viseur

Ces internautes, qui se regroupent en ligne et échangent dans des groupes de discussion, disposent de pas mal de documents d’archives, dont des enregistrements de la voix du « corbeau », qui avait harcelé la famille Villemin, facilement disponibles sur YouTube. Et certains sont aujourd’hui persuadés d’avoir trouvé le coupable.

Christine Villemin, la mère du jeune garçon, est très largement citée. L’hypothèse de « la mère infanticide » est reprise par de nombreux internautes. On retrouve même des groupes consacrés seulement à la mère du petit Grégory qui est décrite comme « une femme diabolique » qui aurait « tout fait de A à Z ». A travers des schémas très approximatifs, certains expliquent même que « résoudre l’affaire Grégory est d’une facilité enfantine ».

D’autres groupes tentent toutefois de maintenir une certaine forme de présomption d’innocence, demandant ainsi aux internautes de discuter de manière argumentée, et de respecter une charte de modération stricte, qui interdit notamment « d’échanger sur la culpabilité, ou pas, des protagonistes ».