Jeux, entraînement et compétitions... Cinq conseils pour bien débuter dans le e-sport

GAMING A l'occasion de l'Occitanie Esports, «20 Minutes» a interrogé des passionnés

Nicolas Bonzom

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Deux joueurs jouent à Street Fighter V, en 2018, à la première édition de l'Occitanie ESports.
Deux joueurs jouent à Street Fighter V, en 2018, à la première édition de l'Occitanie ESports. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Pour bien débuter dans le e-sport, Nicolas Sady, le président du Montpellier Esport Club, suggère de définir le genre et le support qui conviennent le plus.
  • Pour l’entraînement, le joueur semi-professionnel Jérémy Lacombe joue une à deux heures par jour, « au moins pour me dérouiller un peu et garder mes réflexes ».
  • Côté compétitions, rien ne sert au départ de viser des cash-prizes à quatre chiffres, de petits tournois locaux, organisés par des associations, feront l’affaire.

Jusqu’à dimanche, Montpellier passe en mode e-sport. La Sud de France Arena accueille à partir de ce vendredi la deuxième édition de l'Occitanie Esports, où s’affronteront près de 800 joueurs du monde entier. A cette occasion, des passionnés de gaming livrent à 20 Minutes quelques conseils pour débuter dans le e-sport.

Bien choisir son jeu… et son matériel

Counter-Strike, Fifa, Rocket League ou Smash Bros, les jeux ne manquent pas pour se lancer dans le e-sport. Encore faut-il bien choisir celui qui vous permettra de vous hisser parmi les meilleurs. « Il faut savoir si l’on préfère les jeux individuels ou en équipe, les jeux de tir, de stratégie ou de sport, et si l’on veut jouer sur consoles ou sur PC », détaille Nicolas Sady, le président du Montpellier Esport Club. « C’est assez simple, il faut jouer au jeu que l’on aime ! », résume le Montpelliérain Jérémy Lacombe, alias Yatta, joueur semi-professionnel de Smash Bros.

S’entraîner, s’entraîner, s’entraîner

Comme dans le sport traditionnel, l’entraînement est la clé de la progression dans le e-sport. « Le mieux, c’est d’être régulier, reprend Jérémy Lacombe. J’essaie de jouer pour ma part une à deux heures par jour minimum, au moins pour me dérouiller un peu et garder mes réflexes. Il y a le jeu en ligne, bien sûr, mais j’organise aussi des sessions chez moi, avec des joueurs que je connais. On se donne des conseils. »

Observer les autres joueurs

Dans le e-sport, s’acharner tout seul derrière son écran n’est peut-être pas suffisant pour grimper tout en haut du podium. Jeter un œil aux moindres faits et gestes d’autres joueurs est en effet primordial pour déceler de nouvelles stratégies et de petites astuces pour progresser. « L’entraînement, ce n’est pas forcément jouer, assure le Montpelliérain Jérémy Lacombe. Je regarde aussi pas mal de tournois, notamment aux Etats-Unis. Je vois ce qu’ils font que je ne fais pas, ce qu’ils ne font pas que je fais. »

Ne pas négliger son hygiène de vie

Aligner les parties les unes derrière les autres, sans jamais voir la lumière du soleil, n’est pas une bonne idée. « Si l’on veut être au top, il faut bien manger, bien dormir, comme un véritable athlète, insiste Jérémy Lacombe. Et si l’on peut faire un peu de sport de temps en temps, c’est aussi très important, pour être bien dans son corps, bien dans sa tête. » « Il faut absolument prendre le temps de sortir, il faut que cela reste un plaisir, que ça ne devienne pas une obsession », confie Nicolas Sady.

Enchaîner les compétitions

Jouer en ligne, c’est bien, mais affronter d’autres joueurs au cours de compétitions, c’est mieux. Rien ne sert au départ de viser des cash-prizes à quatre chiffres, de petits tournois locaux, organisés par des associations, feront l’affaire. « J’ai commencé dans des conventions, comme les Japan Expo, avec de petits tournois pour le fun, raconte Jérémy Lacombe. Puis quand j’ai appris qu’on pouvait gagner de l’argent en jouant à Smash Bros, j’ai tenté ma chance, j’ai même voyagé pour faire le maximum de compétitions, dans lesquelles amateurs et professionnels sont mélangés. »

Programme, horaire et tarifs de l’Occitanie Esports, ici.