L'enceinte Amazon Echo Dot, troisième du nom.
L'enceinte Amazon Echo Dot, troisième du nom. — AMAZON

ETUDE

Un internaute sur dix utilise une enceinte connectée en France

L’usage des enceintes connectées n’est pas aussi développé qu’aux Etats-Unis où une personne sur quatre utilise ce type d’appareil

Un internaute français sur dix utilise une enceinte connectée de type Amazon Echo ou Google Home, selon une étude menée par les deux régulateurs CSA et Hadopi. Si l’utilisation de ces objets est moins développée qu’aux Etats-Unis ou dans d’autres pays européens, un tiers des foyers français pourraient toutefois être conquis à moyen terme.

Cette vaste étude, présentée ce mardi, s’est appuyée sur des rencontres avec les professionnels du secteur, une analyse des marchés, une série d’entretiens individuels et un sondage Harris Interactive mené en février auprès de 2.605 personnes.

Pour écouter de la musique ou la radio

Ainsi, 10 % des internautes de plus de 15 ans ont déjà utilisé une enceinte connectée tandis que près de la moitié (46 %) a déjà utilisé un assistant vocal (type Siri ou OK Google).

Les usages sont encore relativement basiques, comme demander la météo ou rechercher une information sur Internet. Mais les pratiques culturelles et médias sont largement répandues, notamment l’écoute de musique (89 % des utilisateurs) ou de radio (81 %). Enfin, les usages domotiques (commande d’appareils ménagers, d’interrupteurs…) restent, eux, plus marginaux.

Plus d’un tiers des foyers équipés en 2025 ?

Aujourd’hui, seulement 4 % des internautes non équipés ont l’intention d’acheter une enceinte connectée en 2019. Ils considèrent que cet appareil propose encore trop peu de services et ils ont aussi des craintes à l’égard des données personnelles. L’étude estime toutefois qu’à horizon 2025, les enceintes connectées pourraient être présentes dans 36 % des foyers français.

« On estime que la progression sera similaire à celle de la tablette. A nos yeux, l’enceinte connectée dépassera largement des équipements de type casque de réalité virtuelle ou montre connectée », a ainsi estimé Louis de Broissia, membre de la Hadopi chargé de présenter l’étude. « Il y a un potentiel de développement en France mais le marché n’est pas encore mûr. Aux Etats-Unis, où les enceintes connectées existent depuis fin 2014, une personne sur quatre en utilise une », a souligné de son côté Hervé Godechot du CSA.