VIDEO. «Gilets jaunes»: La vidéo d'un manifestant matraqué par un policier à Besançon devient virale

VIOLENCES La préfecture du Doubs assure que le manifestant faisait obstruction à l’interpellation d’un casseur

H. B.

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Capture d'écran de la vidéo diffusée sur Twitter, où l'on voit un
Capture d'écran de la vidéo diffusée sur Twitter, où l'on voit un — Capture d'écran Twitter

Elle a déjà été visionnée plus de 100.000 fois sur les réseaux sociaux. La vidéo d’un manifestant se faisant matraquer par un policier ce samedi à Besançon (Doubs) lors de l’acte 20 des « gilets jaunes » est devenue virale sur Twitter.

Sur ces images, postées par une journaliste locale qui a filmé les évènements pour Radio Bip et Media25, on aperçoit d’abord des manifestants qui courent après avoir été repoussés par les forces de l’ordre. Puis on voit un policier qui s’approche d’un jeune homme, de dos sur les images, et lui assène un violent coup de matraque sur la tête.

« Scène d’une violence inouïe ou l’on voit un policier frapper avec sa matraque, à la tête, un manifestant #GiletJaune qui semble pacifiste lors de l'#acte20 des Gilets Jaunes à #Besançon », explique la journaliste en légende de son tweet.

« J’ai littéralement eu un frisson froid dans le dos quand j’ai vu la scène se dérouler à un mètre de moi »

Le jeune homme, blessé à l’arcade sourcilière, est pris en charge par un « street medic » puis par les pompiers.

« J’ai filmé cette image qui fait froid dans le dos. On voit un policier se préparer, prendre de l’élan et frapper à la tête un manifestant pacifiste, quand il était de dos », détaille la journaliste qui a filmé la scène dans une série de tweets. « J’ai littéralement eu un frisson froid dans le dos quand j’ai vu la scène se dérouler à un mètre de moi. J’ai vraiment cru que le jeune allait perdre conscience tellement il a été frappé avec haine et force », ajoute-t-elle.

« Des images sorties de leur contexte », explique la préfecture du Doubs

Selon la préfecture du Doubs, « les images sont sorties de leur contexte ». Interrogé par Le Parisien, le directeur de cabinet du préfet du Doubs souligne que « dès 16 heures, le préfet avait demandé aux gilets jaunes de quitter la manifestation au vu des violences (…) Une trentaine de casseurs étaient présents et voulaient aller au contact des policiers, leur jetaient des projectiles », explique Nicolas Regny, qui précise que cette vidéo a été tournée « lors de la fin de dispersion d’un attroupement, en pleine interpellation de casseurs ».

« C’est à ce moment-là qu’on voit l’homme matraqué. Il faisait obstruction à l’interpellation d’un casseur principal qui était poursuivi par les forces de l’ordre, en haut de l’allée », assure-t-il. La préfecture du Doubs assure par ailleurs que le manifestant « essayait de ramasser une bombe lacrymogène pour la lancer sur les forces de l’ordre ».