Besançon: «Des crânes fracassés», un professeur de neurochirurgie lance une pétition pour un moratoire sur les LBD

ARMES SUB-LETALES Convaincu de la « dangerosité extrême » des armes sub-létales comme le LBD et les grenades de désencerclement, un professeur de neurochirurgie du CHU de Besançon lance une pétition pour un moratoire sur leur utilisation…

G.V.

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Un lanceur de balle de defense (LBD) de la police nationale. (Illustration)
Un lanceur de balle de defense (LBD) de la police nationale. (Illustration) — ERIC BERACASSAT/SIPA

Lanceur de balle de défense (LBD), grenades de désencerclement… Ces armes sub-létales sont dans le viseur de Laurent Thines, professeur de neurochirurgie au CHU de Besançon. Ce dernier a confié sur France Inter avoir été « très choqué, en tant que neurochirurgien, de la gravité des lésions », même si, dans sa ville, il n’y a pas eu de blessés graves dus aux LBD.

Mais le médecin a en revanche eu accès a des rapports et des scanners (anonymes) sur des blessures, transmis par d’autres confrères. Et selon lui, le résultat est accablant : « J’ai vu des scanners de personnes qui avaient le crâne fracassé, avec des hématomes intracrâniens et des séquelles neurologiques, a déclaré le médecin à nos confrères. C’est tout simplement inacceptable. »

« Je crois qu’il est de notre devoir, en tant que soignants, d’alerter sur la dangerosité extrême de ces armes, dites sub-létales et c’est pourquoi je viens de lancer cette pétition », peut-on lire sur la pétition en ligne. Une pétition demandant un moratoire sur ces armes. Et celle-ci a déjà recueilli plus de 68.000 signataires, dont des médecins et d’autres membres du personnel paramédical.