Arbitrage vidéo : « Moi non plus je n'y comprends plus rien », lâche Alexander Ceferin
aveu•Le boss du foot européen n'en peut plus des recours à la vidéo sur des pseudo mains et des décisions qui mettent 10 minutes à arriverN.C. avec AFP
Une main sifflée ici mais pas là, un carton rouge infligé ou non dans deux situations similaires, l'assistant vidéo qui intervient avec semble-t-il une lecture très personnelle de « l'erreur manifeste »... Plus un week-end ne passe dans les championnats européens sans que l'arbitrage ne soit mis en cause. L'introduction de la VAR n'y a rien changé, bien au contraire. Et même le président de l'UEFA a avoué en avoir un peu marre.
« Parfois, les supporters ne peuvent pas comprendre les interprétations différentes des règles d'un match à l'autre, et je les comprends: moi non plus je n'y comprends plus rien, a lancé Alexander Ceferin vendredi lors d'une conférence organisée à Madrid par Apollo Sports Capital, nouvel actionnaire majoritaire de l'Atlético. Pour les mains par exemple, personne n'y comprend rien. Si c'est pénalty ou pas, si c'est intentionnel ou pas... Comment le savoir, tu n'es pas un psychiatre! »
Une sortie étonnante de la part d'un des plus hauts dirigeants du foot mondial ? Un peu, même si l'on se souvient que le Slovène n'était pas un farouche partisan de l'introduction de la vidéo dans le foot, décidée par la Fifa. Au moment du débat sur son utilisation dès la Coupe du monde 2018, Ceferin s'était ainsi montré réticent. « Je sais qu'on ne reviendra pas en arrière mais sur ce sujet, je suis un peu conservateur. », avait-il notamment déclaré.
A l'époque, le président de l'UEFA insistait sur le fait que « l'arbitre [devait] rester le juge ». Il n'a pas changé d'avis. « Ce que nous essayons d'expliquer aux arbitres, c'est que c'est l'arbitre sur le terrain qui décide. La VAR ne doit intervenir qu'en cas d'erreur claire et manifeste. Et les interventions doivent être courtes, pas comme certaines fois en Liga ou en Premier League, avec 10-15 minutes d'arrêt pour vérifier une action », a-t-il rappelé.
Notre dossier sur l'arbitrage vidéoAlexander Ceferin a estimé que la meilleure façon d'éviter les erreurs était « de respecter le plus strictement possible » le règlement de l'IFAB, regrettant que les clubs européens ne l'appellent que pour « se plaindre » et « jamais » pour reconnaître une décision qui leur a été favorable.


















