Ben Kaltenbaeck, Lucas Odion et Roland Lamidieu ont fondé le jeu Metropolis, Monopoly grandeur nature.
Ben Kaltenbaeck, Lucas Odion et Roland Lamidieu ont fondé le jeu Metropolis, Monopoly grandeur nature. — C. Girardon / 20 Minutes

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Lyon: Découvrez Metropolis, le jeu de Monopoly virtuel qui vous amène à la découverte de la ville

Ce jeu sera lancé en exclusivité dimanche à Lyon

  • Metropolis, jeu de Monopoly virtuel, sera lancé en exclusivité dimanche à Lyon.
  • Il a été conçu par trois jeunes Lyonnais.
  • 1.600 joueurs sont déjà pré-inscrits.

Qui n’a pas rêvé d’installer 5 hôtels sur les Champs-Elysées pour déplumer ses adversaires à chaque tour de plateau ? Le Monopoly fait encore recette et suscite toujours autant de fantasmes de gloire. Lucas Odion, Ben Kaltenbaek et Roland Lamidieu, trois Lyonnais passionnés de jeux de société, viennent de mettre au point Metropolis, un Reality Game. « Un Monopoly grandeur nature », annoncent-ils, qui a pour décor la Capitale des Gaules.

Le lancement est prévu dimanche. Déjà 1.600 personnes se sont pré-inscrites pour tester ce jeu en exclusivité. Depuis leur smartphone, les joueurs devront explorer virtuellement les quartiers de Lyon. Chacun sera crédité au départ de 100 « Metrocoin », monnaie virtuelle qui leur permettra d’acquérir l’un des 2.500 bâtiments de la ville: Des bars, restaurants, cafés, des boutiques, des stations de métro et même des agences Pôle emploi. Pas de rues à la différence du Monopoly. 

« Toutes les stratégies sont possibles »

« A chaque fois qu'un joueur passe devant, le propriétaire touche de l’argent. Mais le passant ne paie rien », développe Lucas Odion. Les règles sont toutefois légèrement différentes de la version classique.

« Le but est évidemment de cumuler le plus d’argent et de posséder le plus de bâtiments. Pour cela, toutes les stratégies sont possibles. Les joueurs peuvent faire des offres pour racheter les biens de leurs adversaires. Si ces derniers ne peuvent pas s’aligner pour les conserver, ils devront les revendre », complète Ben. « Au final, ce sont les offres qui vont déterminer la valeur d’un bâtiment. Nous sommes dans une logique de marché à l’inverse du Monopoly où tout est fixé à l’avance », ajoute Roland Lamidieu.

Cartes chances et malus

Les plus « riches » pourront ensuite rêver d’acquérir la basilique de Fourvière dominant la ville de Lyon, ou s’installer dans les fauteuils de l’Hôtel de Ville. Voire de grimper au sommet du Crayon de la Part-Dieu. Des cartes chances ou des malus viendront pimenter le déroulé du jeu. « Certains devront payer des factures, d’autres auront des travaux à faire ou la possibilité de dégrader le bâtiment du voisin », précise tout sourire, Lucas Odion.

« On attend que ce jeu soit interactif. Il y a un aspect social que l’on veut pousser afin de créer une communauté entre les joueurs », explique Ben Kaltenbaek. « Le jeu devient un prétexte pour s’intéresser à l’environnement qui nous entoure. Les joueurs attendent de pouvoir redécouvrir la ville sous un autre angle », enchaîne Roland, qui a été chargé de la partie développement de cette application gratuite.

La première version sera testée durant cinq semaines pour recueillir les avis et les recommandations des joueurs. « Les perspectives d’évolution sont énormes. La démarche est de co-construire l’application avec les joueurs afin de proposer une version finale au plus proche de leurs attentes », conclut Lucas, précisant que la start-up a pu financer le jeu en partie grâce à un concours qu'elle a remporté à Boston.