Google: Un retour en Chine fait polémique au sein de l’entreprise

WEB Absent depuis 2010 à cause de la censure, Google serait en train de tester un moteur de recherche conforme aux exigences des autorités chinoises…

20 Minutes avec agences

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Au siège de Google, à Mountain View, en Californie.
Au siège de Google, à Mountain View, en Californie. — Marcio Jose Sanchez/AP/SIPA

L’inquiétude monte chez Google. Des centaines d’employés du géant américain ont signé une lettre de protestation contre le développement d’une version de son moteur de recherche adaptée aux exigences de censure en Chine, selon le New York Times.

Le patron de Google, Sundar Pichai a assuré de son côté que la piste d’un retour du groupe en Chine était pour l’heure « exploratoire », selon des propos rapportés vendredi par l’agence Bloomberg.

1.400 signataires

« Nous ne sommes pas proches d’un lancement d’un moteur de recherche en Chine. Le fait que nous le fassions ou voulons le faire reste encore très vague », a-t-il assuré devant le personnel. « Notre mission est d’organiser l’information du monde et la Chine représente 20 % de la population mondiale. Je pense que si nous souhaitons remplir notre mission, nous devons réfléchir sérieusement à comment faire plus dans ce pays », a ajouté Sundar Pichai.

Les 1.400 signataires de la lettre de protestation demandent, eux, plus de transparence pour comprendre les implications « éthiques » de ce projet, selon un document diffusé en interne. « Actuellement nous n’avons pas assez d’information pour prendre des décisions éclairées sur le plan éthique concernant notre travail, nos projets et notre emploi », est-il ainsi expliqué dans la lettre citée jeudi par le New York Times.

Absent depuis 2010

Face à la censure et aux cyberattaques, le géant californien avait retiré son moteur de recherche de Chine en 2010 et nombre de ses services y restent depuis bloqués. Mais Google est en train de tester un moteur de recherche conforme aux exigences des autorités chinoises, au grand dam de militants des droits de l’Homme et d’employés. Ce projet est baptisé « Dragonfly ».

Ce n’est pas la première fois que Google fait face à une polémique en interne sur des projets de développement. Des milliers d’employés avaient signé une pétition il y a quelques mois pour lui demander de « rester en dehors du business de la guerre » à propos d’un contrat avec le Pentagone.

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