Facebook: Un sondage sur la pédophilie fait scandale, le réseau social reconnaît «une erreur»

POLEMIQUE Dans un sondage, il a été demandé à des utilisateurs du réseau social quelles règles devraient s’appliquer quand un adulte demande des photos de nature sexuelle à une jeune fille de 14 ans…

20 Minutes avec agence

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Illustration - Facebook
Illustration - Facebook — TOBIAS SCHWARZ / AFP

Facebook a créé la polémique en demandant dans le cadre d’une étude d’opinion s’il était acceptable qu’un homme adulte demande à une jeune fille de 14 ans de lui envoyer des « images sexuelles » par messagerie privée.

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La question a été posée le dimanche 4 mars à certains utilisateurs qui devaient s’imaginer « dans un monde idéal où ils pourraient choisir les règles d’utilisation de Facebook ».

« Ça ne me dérangerait pas de le voir »

Les sondés étaient invités à indiquer « comment ils géreraient » cette situation, précise The Guardian. Avec, parmi les choix possibles, la proposition suivante : « ce contenu devrait être autorisé sur Facebook, et ça ne me dérangerait pas de le voir ». Dans un deuxième temps, les utilisateurs interrogés devaient préciser qui, d’après eux, devrait être décisionnaire sur les mesures à appliquer dans le cas décrit.

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Mais les critiques se sont multipliées après cette question abordant la pédophilie comme faisant partie de « la multitude de thèmes et de comportements qui apparaissent sur Facebook ».

Facebook reconnaît « une erreur »

Pour la parlementaire britannique Yvette Cooper, citée par le quotidien, « c’est un questionnaire stupide et irresponsable. Des hommes adultes qui demandent à des jeunes de 14 ans de leur envoyer des images sexuelles, ce n’est pas seulement illégal. C’est totalement immoral. […] Je ne vois pas comment les dirigeants de Facebook pourraient vouloir ça sur leur plateforme. Mais ils ne devraient pas non plus envoyer des sondages suggérant qu’ils pourraient le tolérer ou que, pour les utilisateurs de Facebook, ça pourrait être acceptable. »

Sur Twitter, le vice-président en charge des produits chez Facebook, Guy Rosen, a reconnu ce dimanche « une erreur » et indiqué que les questions concernées « n’auraient pas dû faire partie de ce questionnaire ». Le géant californien a par ailleurs précisé dans un communiqué : « Nous sommes conscients que ce sondage évoque un contenu offensant qui est déjà interdit sur Facebook et que nous n’avons aucunement l’intention d’autoriser. Nous avons stoppé cette étude d’opinion. »