Facebook: Un ancien dirigeant ne veut pas que ses enfants utilisent « cette merde »

RESEAUX SOCIAUX Chamath Palihapitiya estime que Facebook détruit « le tissu social »...

20 Minutes avec agence

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Ancien cadre de Facebook, Chamath Palihapitiya défend à ses enfants d'utiliser le réseau social.
Ancien cadre de Facebook, Chamath Palihapitiya défend à ses enfants d'utiliser le réseau social. — M.Libert / 20 Minutes

Chamath Palihapitiya a occupé pendant plusieurs années le poste de vice-président en charge de la croissance de l’audience chez Facebook. Comme d’autres cadres du secteur, il a décidé de prendre ses distances avec les réseaux sociaux. Il déconseille même à ses propres enfants d’aller sur le site fondé par Mark Zuckerberg.

« Des outils qui déchirent le tissu social »

Entré chez Facebook en 2007, Chamath Palihapitiya a claqué la porte quatre ans plus tard, persuadé que les réseaux sociaux « sapent les fondamentaux du comportement des gens ». C’était tout le propos de son intervention dans le débat organisé en novembre à la Stanford Graduate School of Business, en Californie, rapporté notamment dans The Verge.

« Je pense que nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social », a-t-il jugé. L’ancien cadre a entre autres dénoncé les navrantes conséquences de l’utilisation du bouton « J’aime », des pouces et des cœurs qui, selon lui, « détruisent la façon dont la société fonctionne. Il n’y a pas de conversation civile, pas de coopération, par contre il y a de la désinformation et des contre-vérités (…). C’est un problème mondial. »

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D’anciens responsables ont quitté le navire

C’est parce qu’il a pris ce recul vis-à-vis des réseaux sociaux que Palihapitiya interdit à ses enfants d’utiliser « cette merde » et recommande à tout un chacun de prendre « une vraie pause ». Avec lui, d’autres responsables du secteur tirent la sonnette d’alarme.

L’ancien président de Facebook Sean Parker, cité par France Info, explique que le réseau exploite la vulnérabilité de ses utilisateurs pour les inciter à publier sans cesse des contenus qui leur vaudront la reconnaissance que traduisent des réponses et des mentions « J’aime ».

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