VIDEO. «Faits alternatifs», Hitler et Assad... On vous a sélectionné le meilleur du pire de Sean Spicer

ETATS-UNIS Le porte-parole de la Maison-Blanche a démissionné ce vendredi, après seulement six mois au pupitre…

Philippe Berry

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Le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer lors d'un point presse, le 21 février 2017.
Le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer lors d'un point presse, le 21 février 2017. — Andrew Harnik/AP/SIPA

Servir Donald Trump, ça use un homme. Après six mois de services loyaux – à défaut d’être toujours bons – le porte-parole de la Maison-Blanche a donc démissionné, ce vendredi. Après des débuts chaotiques où il a eu la tâche de défendre la taille de la foule présente à l’investiture du président américain, Sean Spicer n’a jamais réussi à apprivoiser la meute des journalistes, souvent contraint à des contorsions impossibles pour éviter de contredire son patron. Retour sur ses pires moments.

La foule de l’investiture et les « faits alternatifs »

Spicer est jeté dans le grand bain dès son premier jour, sans gilet de sauvetage. Irrité par les comparaisons des photos de son investiture avec celle de Barack Obama, Donald Trump l’envoie devant les journalistes en urgence. « Honnêtement, cela avait l’air d’un million et demi de personnes, cela allait jusqu’au Washington Monument », jure Spicer. « C’était la plus grande foule jamais vue lors d’une investiture, point barre. » Les estimations officielles sont comprises entre 300.000 et 600.000 personnes.

Envoyée à la rescousse, la conseillère Kellyanne Conway explique alors que Spicer citait « des faits alternatifs. » Un mème est né, accompagné des hashtags #AlternativeFacts et #SeanSpicerSays

Assad vs Hitler

Le 12 avril, Sean Spicer justifie la riposte américaine après l’attaque chimique attribuée au régime syrien. « Même une personne aussi abjecte qu’Hitler n’est pas tombée aussi bas que d’utiliser des armes chimiques. En ce qui concerne le gaz sarin, il (Hitler) n’a pas utilisé de gaz sur son propre peuple de la même façon qu’Assad. » Spicer s’enfonce un peu plus en parlant de « centres de l’Holocauste » à la place des « camps de concentration ». Le tollé est immédiat, surtout en pleine Pâques juive.

« Arrêtez de hocher la tête »

Ses échanges avec la presse sont souvent tendus et Sean Spicer n’arrive jamais à cacher son exaspération, surtout quand il parle de l’enquête sur la Russie. « Arrêtez de hocher la tête ! », lance-t-il à une journaliste de 49 ans.

Caché dans les buissons

Malheureusement, pas de vidéo, mais une excellente anecdote du Washington Post. Quand Donald Trump annonce brutalement le limogeage du directeur du FBI, le 10 mai, la Maison Blanche se transforme en bunker. Des journalistes entendent une dispute venant d’un bureau, avant que le son de la télévision ne soit monté. Pour éviter de croiser la presse dehors, Sean Spicer « a disparu dans l’ombre et a réuni son équipe à côté de buissons, puis derrière une grande haie », écrit le Post. Avec la meilleure correction de l’histoire : « Sean Spicer a réuni son équipe à côté des buissons, et pas ''dans les buissons'' comme l’article originel indiquait. » Spicer va nous manquer, mais heureusement, il y a toujours les parodies de Saturday Night Live.