PhotoBee: Pourquoi cette imprimante nomade va mettre ses rivales K.O.

IMPRIMANTE Face au boom des appareils photo à développement instantané, les imprimantes instantanées se développent elles aussi. Souriez: la nouvelle PhotoBee pourrait bien être la meilleure d’entre toutes…

Christophe Séfrin

— 

L'imprimante PhotoBee utilise le procédé d'impression à sublimation thermique.
L'imprimante PhotoBee utilise le procédé d'impression à sublimation thermique. — CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

Il y a imprimante nomade et… imprimante nomade ! Avec sa nouvelle PhotoBee, la société coréenne CIAAT (spécialisée dans le papier photo) veut remettre au goût du jour l’impression à sublimation thermique. Et accessoirement tailler des croupières à HP et sa récente Sprocket, une imprimante nomade utilisant la technologie concurrente Zink (du papier photo spécifique couvert de cristaux qui, en étant chauffé, dévoile des points colorés).

>> A lire aussi : Qualité photo, coût du tirage… Faut-il craquer pour l’imprimante pour smartphone HP Sprocket

La PhotoBee et la Sprocket sont vendues au même prix : 149 euros.

Filtres, stickers, collages…

Constat : la PhotoBee est assez encombrante : 9,6 x 14,7 x 2,5 cm pour 363 grammes. On est loin de la compacité de la Sproket (7,5 x 11,6 x 2,3 cm pour 170 grammes). Mais elle est jolie.

L'imprimante PhotoBee est disponible en blanc ou rose.
L'imprimante PhotoBee est disponible en blanc ou rose. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

 

Son revêtement comme pailleté (en blanc ou dans un rose très girly) en fait un bel objet. La PhotoBee fonctionne avec une application iOS/Android bien faîte. Avant de lancer en Wifi l’impression d’une photo (il n'y a pas d'emplacements pour les cartes mémoires), il est possible d’effectuer quelques retouches, d’appliquer un filtre parmi 20 proposés, de réaliser des assemblages de photos comme avec l’appli Pic Collage ou Layout d’ Instagram, et même d’ajouter des stickers (20 en stock).

L'application PhotoBee est simple d'emploi et complète.
L'application PhotoBee est simple d'emploi et complète. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

 

L’impression, elle, prend 45 secondes. C’est le temps nécessaire à l’imprimante pour qu’un petit ruban vienne successivement apposer sur le papier photo les couleurs primaires jaune, magenta, cyan, puis déposer une couche de protection (à la lumière, l’eau et même le feu). C’est 5 secondes de plus par photo que pour la Sprocket.

Une qualité largement supérieure

Avantage PhotoBee : le format des photos est de 5,8 x 8,9 cm. On est significativement au-dessus de celui des petites imprimantes à technologie Zink (5 x 7,6 cm). Et la qualité est largement supérieure, très près d’une qualité photo « classique », avec des couleurs naturelles et un joli piqué. Chaque photo peut aussi se transformer en autocollant.

 

Là où PhotoBee fait encore la différence, c’est sur le prix des consommables : ses cartouches sont vendues par lots de trois (3 x 12 photos) à 19,99 euros. Ce qui revient à 0,55 euro le tirage (contre 0,59 euro pour la Sprocket d’HP, et 1 euro pour les photos instantanées des appareils Instax de Fuji).

Petit bémol : La batterie embarquée, non amovible, n’offre qu’une autonomie de 30 tirages, ce qui permet d'utiliser presque entièrement ses trois cartouches, mais qui peut être un peu juste en soirée. D’autant qu’il faut deux heures pour la recharger…

Le comeback de la sublimation

Au milieu des années 2000, de petites imprimantes 10x15 portatives comme l’Epson PictureMate 260 ou la Canon Selphy ES20  avaient fait leur apparition. On les branchait sur secteur, on y glissait une cartouche d’impression, on y insérait la carte mémoire de son appareil photo numérique et on frimait avec auprès de ses invités lors des dîners à la maison. Epoque révolue: les smartphones sont passés par là. Avec eux, place au sans fil et à des imprimantes plus compactes et nomades.