Libre, Chelsea Manning publie une première photo d'elle, méconnaissable

ETATS-UNIS Chelsea Manning avait été condamnée en cour martiale à 35 ans de réclusion pour la fuite massive de données classées secret défense…

H.S.

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Photomontage de Chelsea Manning, la lanceuse d'alerte incarcérée puis libérée en mai 2017.
Photomontage de Chelsea Manning, la lanceuse d'alerte incarcérée puis libérée en mai 2017. — ERIC BARADAT / BALESTRAMEDIA / AFP
  • La peine de cet ancien soldat a été commuée par Barack Obama avant la fin de son mandat
  • Chelsea Manning s’appelait Bradley au moment de son interpellation et a depuis, changé de sexe
  • Soldat de l’armée américaine, elle est soupçonnée d’avoir transmis 700.000 documents confidentiels au site Wikileaks

« Okay, donc me voilà !!» C’est avec ces quelques mots et une photo que Chelsea Manning, ancien soldat américain soupçonné d’être à l’origine d’une fuite massive de documents confidentiels, a célébré sa toute nouvelle liberté. Condamnée en cour martiale à 35 ans de réclusion en août 2013, Chelsea Manning a été libérée le 17 mai dernier suite à la décision prise par Barack Obama de commuer sa peine.

Okay, so here I am everyone!! 😜 . CC BY-SA! . #HelloWorld

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L’ex-militaire, interpellé et condamné sous le nom de Bradley Edward Manning est devenue une femme, Chelsea Elizabeth Manning, pendant sa détention. Engagée pour le droit des transsexuels, elle est également considérée comme une lanceuse d’alerte pour avoir diffusé des documents portant sur des opérations controversées de l’armée américaine lors des guerres en Afghanistan et en Irak.

>> A lire aussi : La décision d'Obama de commuer la peine de Chelsea Manning saluée et critiquée

Peu de photographies de la jeune femme ont circulé lors de sa détention à Fort Leavernworth, dans le Kansas. Désormais Chelsea Manning partage son quotidien via ses comptes Twitter et Instagram. « Pour la première fois, je me vois un avenir en tant que Chelsea. Je m’imagine survivre et vivre dans la peau de la personne que je suis et qui pourra l’être dans le monde extérieur », a-t-elle déclaré, dans un communiqué transmis par son équipe de défenseurs.

Chelsea Manding avait l’année dernière fait deux tentatives de suicide et une grève de la faim dans la prison militaire de Fort Leavenworth (Kansas, centre), désespérée selon ses proches par les procédures disciplinaires auxquelles elle était soumise. La militaire exigeait d’obtenir les soins nécessaires à son changement de genre, en accusant les autorités américaines de lui nier son « droit à l’existence » en lui refusant le droit de se faire pousser les cheveux.