VIDEO. Peine de Chelsea Manning commuée: La décision d'Obama saluée et critiquée

WEB Condamnée à 35 ans de prison en 2013, l'ancienne «taupe» de WikiLeaks sera libérée en mai...

P.B.

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Un manifestant demande la libération de Chelsea Manning lors de la Gay Pride de San Francisco, le 26 juin 2016.
Un manifestant demande la libération de Chelsea Manning lors de la Gay Pride de San Francisco, le 26 juin 2016. — Josh Edelson / AFP

Une décision qui divise. Mardi, Barack Obama a gracié 64 personnes et commué la peine de 209 autres. Et celle qui fait le plus réagir, c’est celle dont bénéficie Chelsea Manning, qui sera libérée en mai. Sans surprise, les progressistes saluent « le courage » du président américain tandis que les conservateurs dénoncent la clémence accordée à « un traître » qui avait transmis 700.000 documents militaires à WikiLeaks.

Du côté des soutiens, WikiLeaks a crié « victoire » et son fondateur, Julian Assange, a salué par communiqué la décision de Barack Obama, appelant le gouvernement américain à "mettre fin immédiatement à la guerre contre les lanceurs d’alerte, et ceux qui publient comme WiliLeaks et moi".

Le lanceur d’alerte Edward Snowden, lui, a encouragé l’ancienne militaire, qui s’identifie désormais comme une femme trans et a effectué deux tentatives de suicide en prison, à « s’accrocher un peu plus longtemps ». Alors qu’une vaste campagne avait appelé Obama à accorder un pardon à Snowden, la Maison Blanche a précisé n’avoir reçu aucune demande de clémence de l’intéressé.

Michael Moore, qui a activement mené la campagne de mobilisation pour libérer Manning, a remercié Obama en majuscules.

Cenk Uygur, le fondateur du programme YouTube The Young Turks, estime qu’il s’agit de la décison « la plus progressiste » du mandat d’Obama.

Les républicains en colère

Rapidement, le président de la Chambre, Paul Ryan, a dénoncé la décision d’Obama, estimant que « la traîtrise de Chelsea Manning a mis des vies américaines en danger ».

L’ancien élu Joe Walsh va plus loin et affirme que « des Américains sont morts à cause de ses actions », ce qui faux – lors du procès en cour martiale, le Pentagone avait affirmé que des informateurs avaient été mis en danger mais aucun n’a été tué à cause des fuites.

Le sénateur Tom Cotton a pour sa part regretté qu’on traite « un traître comme un martyr ».

La commentatrice Ann Coulter appelle carrément à destituer Obama. Il faudra se dépêcher : Donald Trump prend ses fonctions dans trois jours.