Runtastic met son bracelet connecté sur orbite

HIGH-TECH Avec Orbit, la marque d'application sportives Runtastic lance son bracelet connecté pour la rentrée. But: faire la différence au sein d'une concurrence acharnée...

Christophe Séfrin

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Le bracelet connecté Orbit fonctionne avec la vingtaine d'applications de sport de la marque Runtastic.
Le bracelet connecté Orbit fonctionne avec la vingtaine d'applications de sport de la marque Runtastic. — RUNTASTIC

Ce n’est pas la première fois que Runtastic s’essaie aux objets connectés. Conceptrice d’applications de sport depuis 2009, la firme autrichienne avait déjà lancé Libra, sa balance connectée, ainsi qu’une montre GPS alors jugée peu convaincante. Avec Orbit, qui sort ces jours-ci, la société veut se faire une place dans l’univers des bracelets connectés. Il devrait s’en vendre 9 millions dans le monde cette année et 11 millions l’an prochain selon l’institut Canalys.

Compatible avec 20 applications

Problème, sur un marché dominé par quelques marques (Fitbit, Nike, Jawbone) et courtisé par de nombreuses autres (Misfit, Garmin, Sony, Polar, Terraillon…): se différencier. Sur ce plan, Orbit (vendu 120 euros environ) veut créer un écosystème avec la vingtaine d’applications Runtastic existantes. Chaque application peut être couplée avec le bracelet, ce qui lui permet, à travers des algorithmes de calculs dédiés à chacune d’elle, d’évaluer finement les efforts réalisés. De quoi capitaliser sur les quelque 3 millions de Français qui ont installé et enregistré Runtastic dans leur smartphone en France (40 millions de personnes dans le monde).

Un Smiley pour se rappeler

Pour le reste, force est d’avouer qu’Orbit est un bracelet assez conventionnel: calcul du nombre de pas, des calories brûlées, du nombre de minutes actives et évaluation de la qualité du sommeil. Situé sous le petit écran, le bouton métallique permet d’activer le mode jour/nuit, mais aussi d’enregistrer un Smiley sur la courbe d’activité synchronisée avec nos smartphones (iOS ou Android) à un moment donné, une fonction déjà implémentée par Sony sur son SmartBand. Aux yeux de certains, l’étanchéité jusqu’à moins 100 mètres pourra faire la différence.

En attendant, les rayons de bracelets connectés ne devraient pas désemplir cet automne. On attend ceux de LG, Huawei, mais aussi de Toshiba. Sans oublier les renouvellements de gammes avec, sans doute en septembre, l’arrivée du Force de Fitbit, le poids lourd du secteur.