Qwant, le moteur de recherche français est officiellement lancé

Christophe Séfrin

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La homepage de Qwant indexe continuellement sous son champ de saisie les 20 infos qui font le buzz.
La homepage de Qwant indexe continuellement sous son champ de saisie les 20 infos qui font le buzz. — DR

«Internet est prêt à aller dans une direction nouvelle». Pour Jean-Manuel Rozan, co-fondateur et Président de Qwant, l’heure a sonné pour retrouver un Internet « libre, ouvert, ludique et accessible à tous ». Et cela tombe bien : son moteur de recherche dont le lancement a été effectué hier jeudi 4 juillet dans 15 pays et 25 langues est là pour cela. Quatre mois après son arrivée en version bêta, Qwant aurait attiré quelques 3,5 millions de visiteurs uniques et généré 225 millions de requêtes.

Une vision claire du web

Ce qui change ? Une approche du web à 360°. «Jusqu’alors, les contenus étaient exposés mais non rassemblés», explique Jean-Manuel Rozan. Conséquence: Qwant les réunit sous une même page organisée par colonnes: Web, Actualités, Social et Shopping. Chaque colonne agrége le fruit de la recherche selon sa nature et ses sources. Plus facile pour s’y retrouver. A l’écran, des onglets Média (pour les photos et les vidéos) et People (pour les liens Facebook et les tweet) permettent en outre d’aller plus loin.

Assurément, Qwant ne manque pas de bonnes idées, même si des progrès restent à faire. On apprécie par exemple le principe de placer sur la page d’ouverture (sous le champ de recherche), les 20 infos qui font le buzz. Ou encore ce système de notes thématiques que chaque utilisateur peut créer et partager auprès de communautés d’internautes qui se suivront les uns les autres.

La fin du flicage des internautes

Plus encore, le moteur de recherche français veut retrouver l’esprit des pionniers du web. Pour Eric Léandri, co-fondateur et directeur général, «Qwant est un moteur de recherche qui ne vous épie pas, qui aide à chercher tout, partout, mais anonymement». Ainsi, Qwant se définit comme «Freedom Qookie», autrement dit dépourvu de logiciels de traçage. Impossible de se faire ficher lors d’une requête. «Il n’y a franchement pas besoin de fliquer les gens sans leur dire pour leur fournir de la bonne data», tacle Eric Léandri, allusion faite à un certain Google. Qwant, qui entend «s’installer pour durer», sera prochainement lancé aux USA, en Angleterre, en Allemagne, en Espagne et au Brésil.