Les premiers robots de livraison arrivent en France
Technologie•La réglementation française évolue pour permettre l’homologation de robots électriques dédiés au transport autonome de marchandises. Une évolution qui pourrait accélérer l’automatisation du dernier kilomètre20 Minutes avec agences
L'essentiel
- La France devient le premier pays européen à permettre l’homologation de robots de livraison autonomes, qui circuleront sur la chaussée sans conducteur à bord.
- Ces véhicules électriques pourront transporter jusqu’à une tonne de marchandises sur plusieurs dizaines de kilomètres, tout en étant supervisés à distance par un opérateur humain.
- Le déploiement de ces robots autonomes ne sera pas immédiat. Les constructeurs devront obtenir leur homologation et les collectivités définiront où ils pourront circuler.
Et si votre prochain colis arrivait à bord d’un véhicule sans conducteur ? Encore largement expérimentale en Europe, la livraison par robot autonome pourrait bientôt se développer sur les routes françaises.
Cette technologie est déjà adoptée par plusieurs pays, notamment en Chine, pour automatiser une partie du transport des marchandises.
Elle présente notamment un intérêt pour la livraison de ce que l’on appelle le « dernier kilomètre », c’est-à-dire l’étape finale qui sépare un centre logistique de la destination du colis.
Une première européenne pour les robots de livraison
C’est généralement l’une des étapes les plus coûteuses et les plus complexes pour les entreprises de livraison. En France, le principal obstacle au développement de ces robots était jusqu’à présent réglementaire.
Un arrêté publié le 28 juillet autorise pour la première fois l’homologation des robots de livraison en tant que véhicules de catégorie L qui regroupe notamment les deux-roues, les tricycles à moteur ainsi que les quadricycles légers et lourds.
Les robots homologués pourront donc transporter des marchandises sans conducteur humain à bord. C’est une première à l’échelle européenne. Mais contrairement aux petits robots qui circulent déjà sur les trottoirs de certains pays, les modèles concernés par la réglementation française évolueront directement sur la chaussée.
Des robots capables de transporter jusqu’à une tonne de marchandises
Certains de ces robots pourront même avoir des dimensions particulièrement imposantes. La réglementation autorise jusqu’à quatre mètres de long, deux mètres de large et 2,5 mètres de haut. Leur capacité de chargement pourra atteindre une tonne, pour une autonomie de plusieurs dizaines de kilomètres.
Pour circuler de manière autonome, ces robots pourront s’appuyer sur différents équipements comme des caméras, des radars ou encore des LiDAR afin d’analyser leur environnement et d’éviter les obstacles.
Même si ces véhicules circuleront sans conducteur à bord, un opérateur humain sera chargé de superviser leurs déplacements à distance. L’homologation de ces robots ne leur permettra pas non plus de circuler librement sur toutes les routes françaises.
Les collectivités pourront déterminer les zones et les itinéraires qui leur seront accessibles. Cette nouvelle réglementation intervient après plusieurs années d’expérimentations autour de la mobilité autonome en France, dont certaines consacrées à la livraison de marchandises.
Il faudra encore patienter avant leur arrivée sur les routes françaises
Il faudra toutefois patienter avant de voir ces robots se multiplier sur les routes françaises. Le nouveau cadre réglementaire ne signifie pas leur déploiement immédiat à grande échelle. Les constructeurs devront d’abord obtenir leur homologation.
À terme, les véhicules autonomes électriques pourraient rendre certaines livraisons plus efficaces, mais aussi plus silencieuses et moins polluantes.
Ils ne sont pas destinés à remplacer les livreurs humains, mais plutôt à compléter leur travail en prenant notamment en charge les trajets les plus répétitifs et prévisibles.



















