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US Open: De Kyrgios à Tomic, les caïds du tennis défraient la chronique

US Open: De Kyrgios à Tomic, les caïds du tennis défraient la chronique à Flushing Meadow

TENNISA Flushing Meadow, les Australiens mènent une jeune meute de têtes brûlées loin de faire l’unanimité…
William Pereira

William Pereira

Mardi soir, trois enfants terribles du tennis mondial – Nick Kyrgios, Bernard Tomic et Fabio Fognini - ont encore frappé, à quelques heures d’intervalle. Le premier a annoncé avec légèreté (à 21 ans), tandis que le second s’est illustré en adressant un peu trop taquin lors de sa défaite contre Dzumhur (« Je vais mettre mes couilles dans ta bouche […] je vais te donner de l’argent pour que tu te sentes mieux ») et que le dernier se faisait remarquer en fracassant ses raquettes sur les courts de Flushing Meadow.

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Comportement « honteux »

Des frasques auxquels ces trois talentueux joueurs – et même quatre avec Benoît Paire – sont habitués, et qui leur valent d’être régulièrement critiqués par les commentateurs et autres gloires d’antan. Patrick McEnroe, frère de l’illustre grande gueule du tennis des 80’s – un peu cocasse -, avait ainsi qualifié d’« honteux » le comportement de Bernard Tomic quand celui-ci avait feint de défendre une balle de match en tenant sa raquette à l’envers lors du tournoi de Madrid, en mai dernier.

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Le tennis et ses rebelles

Evidemment, il n’est guère rassurant pour un supporter de Nick Kyrgios de savoir que ce dernier préfère plutôt que de « convertir une balle de break » -dixit l’Australien sur Twitter – ou pour un fan de tennis français d’être informé du fait que appréciait plus la compagnie de Shy’m que celle ou Alizé Cornet dans le village olympique de Rio… Mais ces caïds sont dans leur droit. Surtout, ils s’inscrivent dans la pure tradition des rebelles du tennis.

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Un tennis plus humain, moins lisse

De fait, ces jeunes joueurs n’ont rien inventé. Les tenues excentriques d’Agassi, la folie de Connors, les pétages de plomb de Safin et les bastons de Rios existaient bien avant eux, et resteront dans l’histoire du tennis à côté des records de Federer, Nadal et Djokovic. C’est aussi valable pour les trublions qui foulent aujourd’hui les courts de l’US Open.

Et puis, oui, ils font et disent n’importe quoi, mais accordons-leur au moins le fait de rendre humain un sport devenu lisse au rythme des conférences et interviews politiquement correctes des joueurs du big four.