Coupe de la Ligue: Bordeaux éliminé à Toulouse? Gourvennec fait front et attend le mercato
FOOTBALL•En pleine crise de résultats, remis en cause par les supporters, l’entraîneur des Girondins garde le cap malgré une nouvelle défaite, mardi à Toulouse en Coupe de la Ligue…Nicolas Stival
L'essentiel
- Pour Jocelyn Gourvennec, Bordeaux n’a pas fait un mauvais match au Stadium.
- L’entraîneur girondin veut serrer les dents lors des deux derniers matchs de 2017 avant de recruter en janvier.
La tête d’enterrement du capitaine Jérémy Toulalan, qui passe en zone mixte sans s’arrêter devant les micros, vaut tous les discours. Battu (encore) ce mardi soir à Toulouse (2-0) en huitièmes de finale de Coupe de la Ligue, Bordeaux s’enfonce dans la crise. La finale de la compétition, prévue au Matmut Atlantique, se disputera donc sans les Girondins.
« La saison dernière, la finale était à Lyon, et l'OL s'était fait sortir à domicile dès les huitièmes par Guingamp, rappelle Jocelyn Gourvennec. C’est décevant, car on voulait s’offrir un quart, mais on n’a pas été capables de gagner. » Cette capacité, son équipe ne l’a eue qu’une fois lors des onze dernières rencontres, pour huit défaites et deux nuls. Et les Ultramarines ont encore réclamé à plusieurs reprises la démission du Breton dans un Stadium copieusement dégarni (8.851 spectateurs), imités par leurs homologues toulousains, ironiques.
« Je ne suis pas insensible à ça, mais je ne veux pas commenter, réplique le Breton. Il n’y a que le terrain qui fera avancer les choses. J’ai envie de me battre avec mon staff, mon groupe. » Selon Gourvennec, Bordeaux n’a pas fait un mauvais match à Toulouse. « On a été appliqués, dans l’effort, on a défendu près les uns des autres, on n’a pas donné grand-chose à Toulouse, après le mauvais match contre Strasbourg [0-3]. Il nous a quand même manqué un peu d’inspiration sur le plan offensif. »
Toujours privé de son meilleur joueur, Malcom, blessé à une cheville, l’actuel 14e de L1 a quand même failli ouvrir le score puis égaliser, par Kamano (2e et 44e). Mais, malgré l’abnégation de De Préville, c’était bien insuffisant…
Sans doute tranquillisé par le soutien de ses dirigeants, Gourvennec concède bien « une situation pesante ». Mais il se projette déjà sur le mercato de janvier : « Quand le groupe ne fonctionne pas, il faut anticiper, et on a déjà commencé à le faire. »
Et en attendant les arrivées de recrues, notamment en défense ? « Il faut garder la foi et bien jouer les deux derniers matchs à Nice [dimanche] puis contre Montpellier [le 20 décembre] », annonce le technicien, toujours convaincu, apparemment, de pouvoir ramener Bordeaux vers des sommets seulement entrevus en début de championnat.


















