Coupe de France: C'est enfin la bonne pour Angers, qui sort Guingamp et se qualifie pour la finale

FOOTBALL Soixante ans après leur dernière, les Angevins disputeront une finale de coupe de France...

David Phelippeau

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La joie des Angevins, qui se sont qualifiés pour la finale de la Coupe de France face à Guingamp (2-0), le 25 avril 2017.

La joie des Angevins, qui se sont qualifiés pour la finale de la Coupe de France face à Guingamp (2-0), le 25 avril 2017. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Cette fois, c’est la bonne. Le SCO, demi-finaliste de l’épreuve en 2009 et en 2014, tient enfin sa finale de Coupe de France. Soixante ans que la ville, réputée pour sa douceur de vivre, attendait ça ! Mardi soir, dans un stade fraîchement baptisé Raymond-Kopa plein à craquer (15 540 spectateurs), Angers s’est défait (2-0) d’un habitué de la Coupe, Guingamp (vainqueur en 2009 et en 2014).

1957, une éternité pour le SCO. Fragassi, Kowalski, Pasquini… Ces noms choisis au hasard ne vous disent sans doute pas grand-chose. Ce sont les derniers joueurs à avoir joué une finale de Coupe de France sous le maillot d’Angers. C’était en 1957, à Colombes. Une défaite (6-3) contre Toulouse. Les anciens racontent ici que le dénommé Fragassi s’était mis un but contre son camp en voulant relancer à la main… C’était il y a soixante ans. Il aura donc fallu attendre tout ce temps pour qu’Angers rejoue enfin une finale de Coupe de France à Paris. Le samedi 27 mai, le peuple « noir et blanc » prendra la direction du stade de France pour y affronter un ténor :  soit le PSG, soit Monaco. Les deux formations s’affrontent ce mercredi soir.

Mangani libère une formation angevine tétanisée. Angers a-t-il été « saisi » par un froid d’avril complètement inhabituel ? En tout état de cause, les hommes de Stéphane Moulin ont eu un mal fou à rentrer dans LE match de leur saison. Approximations, absence de rythme… Angers a balbutié son football jusqu’à ce que Thomas Mangani, bien servi par Bamba, fasse preuve de sang-froid face au gardien de Guingamp Johnsson, jusqu’ici réduit au chômage technique (1-0, 38e). Sept minutes plus tard, le portier suédois sauvait les siens en réalisant une parade kamikaze devant Bérigaud. En toute fin de match, Toko-Ekambi scellait la qualification angevine (90e +2).

Et en plus, Briand a raté un penalty. Guingamp a raté sa sixième demi-finale de son histoire. Dans les grandes largeurs. Menés à la pause, les Bretons n’ont jamais soufflé un vent de révolte dans ce match. Pire, à une minute de la fin, par miracle tant les Guingampais étaient sans réaction, ils obtenaient un penalty. Mais Briand le manquait. Ou plutôt le gardien angevin Letellier déviait la frappe sur son poteau. Dans la foulée, après un ballon perdu par Deaux, Toko-Ekambi allait définitivement enterrer leurs derniers espoirs.