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Metz sanctionné: «C'est comme si la justice avait condamné le Bataclan»

Jets de pétards: Pour le président de Metz, «c'est comme si la justice avait condamné le Bataclan»

FOOTBALLBernard Serin est très en colère après la décision de la LFP de sanctionner son club de deux points en moins et d'un match à huis clos...
Nicolas Camus

N.C.

Pas content, Bernard Serin. Pas content du tout, même. Alors que son club a été sanctionné jeudi d’un retrait de deux points au classement et d’un match à rejouer à huis clos après les jets de pétards sur Anthony Lopes lors de Metz-Lyon le 3 décembre dernier, le président du club lorrain a réagi de manière virulente ce vendredi. Attention, comparaison douteuse à venir.

« Quelle faute a-t-on commise ?, interroge Bernard Serin sur le site de L’Equipe. Celle d’avoir laissé quelqu’un entrer avec un pétard gros comme une petite pile ? 488 engins pyrotechniques ont été jetés dans les stades de L1 cette saison. Quelle faute a-t-on commise de plus que les 17 autres clubs concernés par ces 488 jets depuis le début de saison ? (…) C’est comme si, il y a quinze mois, la justice avait condamné le Bataclan ! »

Le dirigeant compte faire appel de cette décision, même si son choix n’est pas encore définitif (comme l’OL). Bernard Serin assure que les autres présidents de club lui ont envoyé des messages de soutien. « Je sens monter cette solidarité pour nous soutenir dans la demande de révision de cette décision, dit-il. Le foot français va-t-il accepter d’être l’otage de supporters pouvant fausser les résultats ? » On n’a pas fini d’entendre parler de cette histoire.