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JO 2016: Cette fois le débat est réglé, l’Espagne est meilleure que nous

JO 2016: On s’est fait «humilier» et cette fois le débat est définitivement réglé, l’Espagne est meilleure que nous

BASKETLa génération Gasol > la génération Parker...
Bertrand Volpilhac

B.V.

De notre envoyé spécial à Rio,

On nous avait annoncé « la belle ». Le match qui devait enfin sceller la plus grande question basket de ce début du siècle : qui de la génération Gasol ou de la génération Parker est le plus fort. Et malgré tout notre chauvinisme (vous nous connaissez), ce coup-ci, on ne peut rien faire d’autre que reconnaitre la supériorité de l’adversaire et fermer nos gueules.

Voilà. La France a été superbe en 2013 et 2014, quand elle a battu deux fois de suite l’Espagne en laissant croire que le vent était en train de tourner. Mais ce n’était pas l’ordre naturel des choses. En nous collant 35 points dans le nez (92-67) mercredi en quarts de finale des Jeux olympiques, les Espagnols l’ont rappelé de manière éclatante.

« Voilà, on est tombé sur une grande génération d’Espagne et il faut leur donner du crédit, résumait parfaitement Tony Parker. Il n’y aurait pas eu l’Espagne, on aurait eu dix médailles. » Quart de finale de l’Euro 2009, finale de l’Euro 2011, quart de finale des JO 2012, demi-finale de l’Euro 2015 (chez nous), quarts de ces JO… L’Espagne nous a fait beaucoup de mal. Et celle d’aujourd’hui, franchement, c’est le pompon.

« C’est toujours humiliant de se faire sortir comme ça, soufflait Nicolas Batum après la rencontre. Ils ont été plus durs que nous, plus adroits aussi et malheureusement on n’a pas trouvé de réponse. » Parker confirme. « C’était un jour sans mais je dirais plus que l’Espagne a été très forte. On ne pouvait rien faire ce soir, ils rentraient tous leurs tirs.» De retour chez les San Antonio Spurs, Tony Parker risque de se faire chambrer dans le vestiaire: jamais le meneur n'a battu son futur coéquipier Pau Gasol en compétition internationale. Chat noir.

« En retard sur tout »

Question analyse tactique, Vincent Collet n’est pas même pas sûr d’être capable de comprendre le désastre. « Ils nous ont percés en première mi-temps, souligne le coach. Dans les un contre un, on n'arrivait pas à tenir. A partir de là, contre une équipe qui en plus bouge bien la balle et a un ailier fort (Mirotic) qui ne rate pas un tir, cela devient mission impossible. »

OK. Mais quand même quoi, 25 points. « On était derrière sur tout, tente le pivot Rudy Gobert. Je ne dirais pas à la rue, mais tout le temps en retard. » Alors finalement, plutôt de que tenter d’expliquer vainement pourquoi on a perdu, rendons plutôt hommage à ceux qui l’ont gagné. Tony Parker « Ce soir, j’ai eu l’impression que l’Espagne était les Spurs et que moi j’étais dans l’équipe d’en face. » Suffit de regarder la palmarès récent de la franchise de San Antonio pour comprendre la taille du compliment.