Paris-Roubaix: Changement d'horaires pour que le TGV ne passe pas en même temps que les coureurs
CYCLISME•Cela avait été le cas l'année dernière, et c'est légèrement dangereux...N.C. avec AFP
L'épisode de l'édition 2015 avait créé la panique dans le peloton, et il est hors de question de cela se reproduise. Les organisateurs de Paris-Roubaix ont décidé de changer les horaires de la «reine des classiques», dimanche, pour s'adapter aux passages des trains et éviter la fermeture des passages à niveau.
«Nous avons décidé de décaler l'heure de départ pour éviter de revivre ce qu'on a vécu l'an passé, avec un train passant au même moment que le peloton», a déclaré le directeur de course Thierry Gouvenou. En 2015, le passage d'un TGV avait coupé le peloton en deux, et certains coureurs avaient pris des risques inconsidérés.
L'horaire de départ à Compiègne (nord de la France) a été fixé à 10h40, au lieu de 10h20 comme initialement prévu. «Mais, si les conditions météo sont difficiles, nous partirons plus tôt à 10h30. Si elles sont favorables, ce sera à 10h50. La décision sera prise le samedi à 17h30, après la réunion des directeurs sportifs», a précisé Thierry Gouvenou.
«C'est très compliqué», a-t-il souligné. «Quand on commence à changer les horaires pour être à l'aise sur le passage à niveau de la trouée d'Arenberg, on est beaucoup moins à l'aise sur celui qui est placé à 10 kilomètres de l'arrivée. On se rapproche plus de la prévision de Nostradamus que de la science.»
Les coureurs disqualifiés s'ils ne s'arrêtent pas
L'année dernière, une bonne partie du peloton avait franchi, malgré le feu rouge, un passage à niveau qui se fermait, juste avant l'arrivée d'un TGV, à la hauteur de Wallers (Nord). La SNCF avait porté plainte contre X et condamné un comportement «extrêmement grave et irresponsable». Elle avait ensuite signé pendant le Tour de France une convention avec ASO (organisateur) visant à sensibiliser aux dangers des passages à niveau.
Suivant cet accord, ASO s'engage notamment à rappeler lors des briefings des coureurs «que le Code de la route s'applique sans réserve pendant les épreuves». Les coureurs doivent ainsi s'arrêter «dès les signaux sonores et/ou lumineux déclenchés» et «attendre que les barrières soient relevées avant de repartir», faute de quoi ils seront disqualifiés.


















