VIDEO. Paris-Roubaix: Un TGV coupe le peloton en deux, certains coureurs forcent le passage

CYCLISME Incroyables images sur les routes de l'Enfer du Nord...

Antoine Maes

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Un TGV coupe le peloton du Paris-Roubaix en deux, le 12 avril 2015.
Un TGV coupe le peloton du Paris-Roubaix en deux, le 12 avril 2015. — DR

Comme si les pavés ne suffisaient pas. Dimanche, le Paris-Roubaix a été la scène d'une séquence incroyable. A 85 kilomètres de l'arrivée, le peloton a en effet été coupé en deux par la barrière d'un passage à niveau en train de se baisser. Médusés, certains coureurs, bloqués derrière la barrière, ont alors vu passer un TGV à pleine vitesse sous leurs yeux.


Le peloton stoppé par le TGV par francetvsport

Problème: en tête du peloton, certains cyclistes ont bravé les signaux d'alerte et sont tout de même passés. Le règlement est clair: traverser les rails quand les barrières s'abaissent est strictement interdit.

La SNCF porte plainte pour le franchissement du passage à niveaux

Aucun coureur n'a finalement été déclassé par les organisateurs. «En neutralisant la course pendant quelques instants, pour ne pas pénaliser ceux qui se sont arrêtés, on a respecté l'esprit du règlement», a déclaré le directeur de course Thierry Gouvenou. Qui ne sait pas comment résoudre ce problème récurrent: «On n’a pas de chance. En semaine, on a l’impression que les trains sont toujours en retard et là ils sont à l’heure (sourire). On ne peut pas supprimer les trains car la SNCF ne veut pas. On est contraint par ça. On est dans une zone de 15 kilomètres où on traverse cinq fois la même ligne de chemin de fer. Est-ce qu’on doit supprimer Arenberg et les secteurs pavés dans le coin parce que des trains passent? C’est une équation difficile à résoudre».

En attendant, les coureurs se sont fait une grosse frayeur. A l'image du Français Florian Sénéchal (Cofidis). «J’ai eu très peur. J’ai regardé avant de passer. J’ai vu le train arriver et je me suis dit sur le coup: «C’est Paris-Roubaix, je ne m’arrête pas». Ce n’est pas normal que le train passe. On a Internet, on a tous des téléphones, on peut appeler la SNCF en leur disant qu’on passe. Ce n’est pas normal au niveau de l’organisation. La sécurité des coureurs est en jeu. Tous les ans, c’est la même chose».

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