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Nos conseils à Martin Fourcade pour réussir le Grand Chelem

Mondiaux de biathlon: Tu veux réussir le Grand Chelem Martin Fourcade? Voici nos conseils

BIATHLONLe Français peut remporter tous les titres dans cette compétition...
Romain Baheux

Romain Baheux

Que voulez-vous. On nous offre sept médailles, dont un doublé de Marie Dorin-Habert et d’Anaïs Bescond mercredi, et ça ne nous suffit toujours pas. Non, notre vrai rêve se nomme le Grand Chelem et il est à la portée de Martin Fourcade, déjà vainqueur de trois titres dans ces championnats du monde de biathlon. Avant l’individuel jeudi, où le Français tentera de rafler une quatrième médaille d’or sur les six possibles dans la compétition, voici nos conseils pour lui faire marquer l’histoire.

Ne pas se cacher

Il y a deux options : tenter de faire complètement abstraction de la chose ou l’assumer pour qu’elle devienne l’objectif de votre compétition. Comme la première option relève de l’impossible et c’est bien humain, on conseille à Martin Fourcade d’opter pour la seconde possibilité.

« Pour moi, c’est plus un facteur qui peut dynamiser quelqu’un que quelque chose qui peut le stresser, souligne Pierre Villepreux, l’un des sélectionneurs du XV de France lors des Grands Chelems dans les Tournois des Cinq nations 1997 et 1998. Quand on enchaînait les victoires, c’était une carotte qu’on mettait en avant pour stimuler les joueurs. »

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Ne pas laisser les médias vous bouffer la tête

C’est le dernier Grand Chelem réalisé dans le sport où le terme revient le plus souvent : le tennis. En 1988, l’Allemande Steffi Graf réussit une saison énorme où elle boucle ce qu’un Djokovic ou un Federer n’ont, à ce jour, pas été capables de réaliser. Mais du haut de ses 19 ans, la future madame Agassi vit un véritable calvaire avant l’US Open, le tournoi qui décidera si elle accomplit ce Grand Chelem. La faute aux médias qu’elle n’a pas su gérer dans cette quête.

« C’était absolument terrible. Tout le monde me parlait de cette échéance, alors que je ne comprenais pas cette attente, se souvenait-elle dans les colonnes de L’Equipe en juin. Après ma victoire ? je n’ai pas pu savourer. […] J’étais soulagée que ce soit terminé. »

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Pour l’instant, le biathlète tricolore a géré ça tranquillement, avec une petite vanne. « Ce qui est sûr, c’est que je suis le seul à pouvoir faire le Grand Chelem (rires), s’est-il amusé après la poursuite. Je sais combien le biathlon est difficile et je veux juste rester concentré en pensant à ce que j’ai déjà pu accomplir et pas forcément à ce que je peux encore faire. Faire un Grand Chelem est normalement impossible, alors l’annoncer et puis le faire, encore plus. » Heureusement pour le Français, la pression médiatique est quand même bien moindre sur les hauteurs d’Oslo qu’à l’US Open.

Préparer un plan B

Le Grand Chelem c’est bien gentil, mais ça relève de l’exceptionnel sinon on ne vous bassinait pas autant avec ça. On conseille donc à Martin Fourcade de ne pas creuser sa tombe avec ses ongles si d’aventure il ne récoltait qu’une médaille d’argent lors de l’individuel.

« En tant qu’entraîneur, tu es obligé de composer avec les regrets de tes hommes quand ils échouent dans leur tentative de Grand Chelem, souligne Pierre Villepreux. Si tu ne leur donnes pas vite un nouvel objectif, tu prends le risque qu’ils restent focalisés sur ce revers et ne parviennent plus à enchaîner. »

Pour le Français, il s’agirait donc de vite de ne pas nous faire une Serena Williams. Après son revers en demi-finale du dernier US Open, synonyme de fin du rêve d’un Grand Chelem, l’Américaine avait mis un terme à sa saison, autant touchée physiquement que mentalement. Si Martin Fourcade pouvait éviter, ça serait sympa : il lui resterait la mass-start et le relais à disputer. Et à gagner évidemment.

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