Philippe Saint-André après la défaite du XV de France face à la Nouvelle-Zélande en quarts de finale de la Coupe du monde, le 17 octobre 2015.
Philippe Saint-André après la défaite du XV de France face à la Nouvelle-Zélande en quarts de finale de la Coupe du monde, le 17 octobre 2015. - winston bynorth/COLORSPOR/SIPA

C’est devenu une habitude. A chaque débâcle d’une équipe de France dans une grande compétition, son sélectionneur, évidemment critiqué, se défend dans un livre quelques semaines plus tard. Et souvent, ça pique. Philippe Saint-André, l’ex-patron d’un XV de France humilié par la Nouvelle-Zélande en quart de finale du Mondial de rugby en octobre, ne déroge pas à la règle et apporte sa contribution à l’exercice dans « Devoir d’inventaire », à paraître jeudi.

Bien sûr, PSA ne s’épargne pas et assume une large part de responsabilité dans la bouillie de rugby présentée par son équipe pendant toute la compétition - et avant. Mais il en profite aussi pour régler quelques comptes. D’abord avec Fabien Galthié, l’ancien coach de Montpellier et consultant pour France Télévisions.

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« Il existe aussi des consultants essentiellement soucieux d’exister, qui ne se complaisent que dans la saloperie. L’opportuniste Fabien Galthié fait partie de ceux-là. Ce mec n’hésite pas à jouer sur la corde sensible en répétant sur un ton charmeur dont il a le secret combien l’équipe de France constitue sa priorité. Il dit l’aimer, mais cela fait plusieurs années qu’il l’assassine à l’antenne », écrit ainsi PSA.

Mermoz « le traître »

Maxime Mermoz en prend aussi pour son grade. Sa mise à l’écart du groupe pour la Coupe du monde était inévitable à en croire l’ancien sélectionneur, qui ne lui a pas pardonné d’avoir fait fuiter dans la presse la compo d’équipe avant France-Angleterre, lors du Tournoi 2014. « Dès que la clarté s’est faite sur l’identité du traître, je me suis dit que ce mec-là ne ferait jamais partie des trente-six pour la Coupe du monde. L’individu m’a personnellement trahi, et la trahison, je ne la supporte pas ».

Pour finir, on évoquera rapidement les propos de PSA envers Mourad Boudjellal, mal placé selon lui pour présenter les Bleus comme des « bourgeois qui sont plus accaparés par leurs contrats d’image que par une révolte » quand il enchaîne de son côté les grosses signatures à Toulon, ou François Trinh-Duc, « présenté comme le Messie » mais pas vraiment le « Messi de Barcelone » à ses yeux.

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