00:15
Affaire Neymar: La mère du joueur mise en examen à son tour
JUSTICE•L'enquête de la justice espagnole sur le transfert de Neymar de Santos au Barça en 2013 continue...N.C. avec AFP
Dans la famille Neymar, la justice espagnole voudrait... la mère. La maman du joueur brésilien a été mise en examen pour «escroquerie» et «corruption» dans un des volets de l'enquête sur le transfert de son fils au FC Barcelone en 2013, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Dans un des multiples dossiers de cette affaire à tiroirs, l'Audience nationale de Madrid, spécialisée dans les grandes affaires économiques et de terrorisme, enquête depuis juin sur une plainte visant le joueur, son père, le Barça, ses dirigeants et le précédent club de la star, Santos. Cette plainte a été déposée par le fonds d'investissement brésilien DIS, qui détenait 40% des droits sportifs de Neymar et estime avoir été floué lors de la vente du joueur.
>> A lire aussi: Et si Neymar était suspendu six mois ?
Selon le site internet du quotidien sportif Marca, qui cite l'ordonnance du juge, la mise en examen de Nadine Gonçalves da Silva Santos est liée au fait que cette dernière est propriétaire de 50% de l'entreprise N&N Consultoria Esportiva e Empresarial, également visée par la plainte de DIS.
Le transfert de Neymar au FC Barcelone ne cesse d'empoisonner le quotidien du club catalan depuis deux ans. L'opération avait été initialement évaluée à 57,1 millions d'euros par le Barça mais la justice espagnole a chiffré le montant total payé par le club à au moins 83,3 millions d'euros.
La notion de «corruption privée» ne peut s'appliquer, selon le Barça
DIS, qui a reçu une part de 6,8 millions d'euros sur les 17,1 millions d'euros versés à Santos, estime avoir été floué de deux manières: d'abord par un accord entre Neymar et le Barça à hauteur de 40 millions d'euros, qui a selon DIS empêché d'autres clubs de surenchérir et contourné la libre concurrence, ce qui pourrait constituer un «délit de corruption entre particuliers». L'autre possible délit concerne des accords entre le Barça et Santos, qui pourraient relever d'une «escroquerie par simulation contractuelle».
Le Barça s'est défendu en affirmant que les contrats avaient bien existé et que la notion de «corruption privée» ne pouvait s'appliquer au transfert de Neymar, celle-ci concernant des objets et non pas des personnes. Ce nouveau volet judiciaire est venu s'ajouter à des procédures déjà engagées en Espagne et au Brésil pour fraude fiscale présumée.
Soupçonnés d'avoir dissimulé au Trésor public le montant réel du transfert, le président barcelonais Josep Maria Bartomeu, son prédécesseur Sandro Rosell et le club catalan ont été mis en examen et renvoyés devant un tribunal espagnol pour délit fiscal. Dans une procédure parallèle, la justice brésilienne a ordonné le mois dernier de geler des avoirs de Neymar, accusé de fraude fiscale, pour une valeur de 188,8 millions de réaux (42,17 millions d'euros).


















