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US Open: Pourquoi la finale Nishikori – Cilic vaut quand même le coup

US Open: Pourquoi la finale Nishikori – Cilic vaut quand même le coup

TENNISLa finale la plus inattendue de l’histoire…
Bertrand Volpilhac

B.V.

Celui qui avait parié sur une telle finale peut aujourd’hui se prélasser sur les plages de l’île privative qu’il vient de s’offrir. Cilic – Nishikori, c’est assurément l’affiche la plus incroyable pour une finale d’un tournoi de Grand Chelem depuis très longtemps, et la première sans un membre du «Big 4» depuis 2005. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’y intéresser. 20 Minutes vous explique pourquoi.

Parce qu’on va voir un nouveau vainqueur de Grand Chelem

C’est une vraie curiosité. Après la victoire de Stan Wawrinka à l’Australian Open en début de saison, un nouveau tournoi majeur va échapper aux gloutons Djokovic, Nadal et Federer. Ni Nishikori et ni Cilic n’ont encore fait de finale en Grand Chelem et l’un d’eux ouvrira donc son palmarès. Et franchement, c’est un vent de fraîcheur dont le tennis a besoin

Parce ça va jouer un bon tennis

On peut regretter le revers à une main de Federer ou les défenses de Novak Djokovic, mais on ne devrait pas non plus être privé de spectacle. D’un côté, Marin Cilic redonne espoir à la confrérie des gros serveurs – il est entraîné par l’ancienne tourelle Goran Ivasinevic - et a expliqué avoir joué «le meilleur match de toute sa carrière» face à Roger Federer en demi-finale. De l’autre, Kei Nishikori «est frais, a faim, et est motivé» estime son coach Michael Chang. Et surtout, il a du genre à durer. En huitième et en quart, le Japonais a emmené Raonic et Wawrinka au bout du cinquième set pour finalement l’emporter.

Parce que Nishikori est une star au Japon

Avant lui, le meilleur tennisman japonais de l’histoire, Shuzo Matsuoka, n’avait jamais dépassé la 46e place mondiale. Kei Nishikori, comme les footballeurs Honda ou Kagawa, est un dieu vivant au pays du soleil levant, même s’il est parti à l’adolescence s’entraîner aux Etats-Unis. Suivi par une armée de journalistes (au moins trente à chaque Grand Chelem), ses matchs réalisent de superbes audiences au pays. Et il est l’un des joueurs les plus «bankables» du circuit, avec des contrats sponsoring lui offrant près de 9 millions de dollars à l’année, dont un très gros avec le marque de vêtements nippone Uniqlo.

Parce qu’on pourrait bien avoir un service à la cuillère

Si vous avez lu avec attention, un nom mentionné plus tôt a du vous rappeler quelques souvenirs. Oui, l’ancienne gloire américaine d’origine chinoise Michael Chang est bien l’entraîneur de Nishikori. Et s’il va sans doute lui expliquer comment gagner un tournoi majeur, ayant lui-même remporté Roland-Garros en 1989, il pourra lui raconter comment, perclus de crampes en huitièmes de finale, il avait déstabilisé et battu le n°1 mondial Ivan Lendl à l’aide d’un service à la cuillère devenu légendaire. On sait jamais, ça peut servir.