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«Je suis consultant, mais supporteur de l’OL avant tout», reconnaît Christian Bassila

«Je suis consultant, mais supporteur de l’OL avant tout», reconnaît Christian Bassila

FOOTBALLL’ancien défenseur central officie sur OLTV…
Stephane Marteau

Stephane Marteau

Deux ans après avoir mis un terme à sa carrière, Christian Bassila (36 ans) est revenu l’été dernier à l’OL, où il a évolué durant sept ans (1992-1999), afin de succéder à Maxence Flachez comme consultant sur la chaîne du club rhodanien. L’ancien international espoir fait part de son expérience à 20 Minutes quelques jours avant de commenter le match entre Rennes et l’OL, deux de ses anciens clubs.

Comment vivez-vous votre rôle de consultant ?

C’est une expérience enrichissante et un bon complément à ma formation d’entraîneur (il s’apprête à passer son diplôme et dirige les U14 de Limonest). Mais ce n’est pas évident de se retrouver de l’autre côté de la barrière. Le public est tellement versatile. Il considère aujourd’hui que l’OL a la meilleure équipe du monde après lui avoir tapé dessus lorsque les résultats n’étaient pas bons. Durant cette période, on m’a parfois reproché d’être un peu trop langue de bois alors que d’autres sont plus sévères dans leurs jugements. Mais j’ai souvent l’impression que certains consultants ont oublié qu’ils ont été joueur. Moi pas. C’est pourquoi j’essaie d’être le plus objectif possible et d’être indulgent car je connais la difficulté du métier de footballeur.

Mais peut-on être objectif quand on officie pour la chaîne d’un club ?

Non, c’est impossible. Je ne peux pas critiquer une institution pour laquelle j’ai la plus grande admiration. C’est comme si on me demandait de critiquer mes parents. Je suis consultant, mais supporteur de l’OL avant tout. Si j’en suis là aujourd’hui et si j’ai eu la carrière que j’ai eu, c’est grâce à l’OL, le club qui m’a formé et qui m’a façonné.

Comment vous préparez-vous à commenter le match de samedi entre Rennes et l’OL, deux de vos anciens clubs ?

Ca ne change rien pour moi, d’autant que mon histoire avec le Stade Rennais n’est pas comparable avec celle que j’ai vécue à l’OL. Je n’ai pas laissé un souvenir impérissable à Rennes où je n’ai été que de passage (de 1999 à 2000) et où cela ne s’est pas très bien passé pour moi.

Pourquoi ?

C’était mon premier transfert et je n’étais peut-être pas encore assez mature à l’époque. J’étais impatient et je me suis peut-être pris pour un autre. J’avais pourtant toutes les conditions pour réussir avec notamment un coach, Paul Le Guen, pour lequel j’avais la plus grande admiration lorsqu’il était joueur. Ce fut un échec personnel, mais qui m’a permis d’avancer.

Depuis l’arrivée de François Pinault, comment expliquez-vous que le Stade Rennais ait autant de difficulté à s’installer parmi les clubs phares de la L1 ?

Je ne suis pas certain que M. Pinaut investit comme les Qataris. Il s’est surtout attaché à pérenniser le club en lui donnant une bonne assise. Rennes est un club structuré, qui s’appuie sur un bon centre de formation, mais qui a souvent manqué de basculer du bon côté. Probablement parce qu’il y a eu chaque année un problème d’alchimie entre les joueurs formés au club et les autres.