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Google veut «déclasser» les médias russes RT et Sputnik

Google veut rendre moins visibles les médias russes RT et Sputnik

HIGH TECHCitant les deux médias contrôlés par Moscou, un responsable du géant de l’internet a décrit la « lutte acharnée » de Google pour détecter les sites qui « manipulent l’information »…
M.C.

M.C.

Certains médias russes bientôt « déclassés » sur le service d’actualités de Google. Le géant de l’internet a annoncé qu’il s’apprêtait à prendre des mesures contre la chaîne de télévision RT et l’agence de presse Sputnik, toutes deux contrôlées par Moscou et accusées par les Etats-Unis de relayer la propagande du Kremlin et d’avoir tenté d’influer sur la campagne présidentielle américaine de 2016.

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(à partir de 1h33)

« Nous travaillons à détecter ce type de scénarios et à déclasser ce genre de sites », a répondu Eric Schmidt, le patron d’Alphabet, la maison mère de Google, interrogé sur la pertinence de considérer certains médias russes comme des vecteurs d’information. « Il s’agit de RT et Sputnik. Nous sommes au courant et nous essayons de créer les systèmes qui pourront empêcher cela », a-t-il déclaré lors d’une conférence sur la sécurité à Halifax, au Canada, comme le rapporte le site Motherboard.

Une « lutte acharnée »

Eric Schmidt n’a pas expliqué précisément quelles mesures Google comptait prendre contre les deux médias, qui émettent en plusieurs langues, déclarant seulement : « Je ne suis vraiment pas un partisan de la censure. Je suis un partisan du classement. C’est ce que nous faisons ».

C’est une « lutte acharnée » de tous les instants pour adapter l’algorithme de Google pour détecter les informations « transformées en armes » car ceux qui cherchent à manipuler l’information « vont aussi développer de meilleurs outils », a convenu le patron d’Alphabet. Le moteur de recherche a souvent été accusé de donner trop de visibilité à ces sites via son service Google Actualités.

Les deux médias visés ont immédiatement critiqué cette annonce. « C’est bien d’avoir une déclaration officielle de Google qui défie toute logique et la raison, a réagi Margarita Simonyan, rédactrice en chef de Sputnik et RT : les faits ne sont pas autorisés s’ils proviennent de RT, "parce que c’est la Russie". Même Google a déclaré devant le Congrès américain qu’il n’avait trouvé ni manipulation sur leur site ni entorse aux règles de la part de RT. »

En octobre, Twitter a interdit les publicités de RT et Sputnik. Et la semaine dernière, RT a dû s’enregistrer en tant qu'« agent de l’étranger » aux Etats-Unis, se pliant aux exigences des autorités américaines. La Russie a répliqué immédiatement en adoptant une loi permettant de classer tout média international comme « agent de l’étranger ».