«DoNotPay»: Le chatbot qui aide les migrants à faire leur demande d’asile

MIGRANTS Un nouveau programme informatique accompagne gratuitement les migrants dans leurs démarches de demande d’asile…

Marie de Fournas

— 

Migrants en attente d'évacuation à Calais, le 25 octobre 2016

Migrants en attente d'évacuation à Calais, le 25 octobre 2016 — O. Aballain / 20 Minutes

DoNotPay était initialement connu pour permettre à ses utilisateurs de faire sauter leurs PV jugés injustes, rapporte Numerama.com. « Le premier avocat robot au monde », comme l’appelle son inventeur Joshua Browder, a désormais une nouvelle fonction. Le logiciel entend aider les migrants dans leurs demandes d’asile aux États-Unis, au Royaume-Uni ainsi qu’au Canada. Le tout gratuitement.

>>À lire aussi: VIDEO. Calais: Trois mois après la «Jungle», des migrants errent sans solution

Lorsque les utilisateurs de la plateforme souhaitaient contester une contravention, ils devaient renseigner au robot intelligent un certain nombre d’informations sur leur situation. Pour les réfugiés, cela fonctionne pareil, mais sous forme d’un chat sur le Messenger de Facebook. Le robot avocat pose un certain nombre de questions à son interlocuteur afin d’établir la liste des éléments dont il aura besoin pour remplir sa demande d’asile. « Pour quelles raisons avez-vous fui votre pays », « avez-vous d’autres membres de votre famille dans le même cas », « Indiquez votre numéro d’inscription au registre des étrangers si vous en possédez un ».

DoNotPay, le premier avocat robot au monde pour les réfugiés
DoNotPay, le premier avocat robot au monde pour les réfugiés - Capture DoNotPay
Le Chat de DoNotPay
Le Chat de DoNotPay - Capture DoNotPay

DoNotPay pourrait s’avérer très utile face à l’arrivée de nombreux migrants, pas toujours pris en charge rapidement et souvent perdus dans les démarches administratives. S’ils sont éligibles, les demandeurs d’asile peuvent même recevoir, selon leur situation et leur futur pays d’adoption, des conseils pour obtenir un soutien financier. Le concepteur du chatbot DoNotPay, âgé d’à peine 21 ans, a travaillé avec des experts juridiques des trois pays anglophones afin de développer son logiciel.