Léger, le bandeau Dreem doit être porté toute la nuit pour améliorer la qualité de notre sommeil.
Léger, le bandeau Dreem doit être porté toute la nuit pour améliorer la qualité de notre sommeil. - RYTHM

Vous en rêviez ? Dreem va le faire pour vous. Dreem, c’est un nouvel objet connecté capable d’améliorer la qualité de notre sommeil. Il est le fruit du travail de Rythm, une start-up française crée début 2014 par Hugo Mercier et Quentin Soulet de Brugière. Anciens de l’Ecole de polytechnique, ces deux jeunes chefs d’entreprise bénéficient notamment du financement de Xavier Niel, le patron de Free, ainsi que de Laurent Alexandre, le fondateur de Doctissimo.

Hugo Mercier, cofondateur et patron de la start-up Rythm.
Hugo Mercier, cofondateur et patron de la start-up Rythm. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

 

Et lorsque l’on sait que la start-up emploie déjà quarante personnes à Paris et dix à San Francisco, on se dit que Dreem n’a sans doute rien du énième gadget 2.0 ! Pour s’en persuader, visite dans les locaux flambant neufs de Rythm à Paris.

Booster et allonger le sommeil profond

« La période est particulièrement excitante », s’enthousiasme Hugo Mercier, alors que les précommandes de son invention viennent d’ouvrir sur Internet. Toujours entre deux avions, le cofondateur de Rythm revient sur l’origine de Dreem : « La qualité du sommeil est un enjeu important qui n’est pas résolu. La seule façon de l’impacter, c’est à l’aide des neurosciences ». D’où Dreem.

Dans l'antre de la start-up Rythm: l'atelier ou Dreem est né.
Dans l'antre de la start-up Rythm: l'atelier ou Dreem est né. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

 

Connecté à une application pour smartphone, ce casque molletonné à placer sur la tête durant la nuit va améliorer la qualité du sommeil profond et accroître sa durée. « Le sommeil profond est la phase la plus cruciale du sommeil, celle qui améliorera la performance physique et cognitive durant la journée », explique Hugo Mercier. Pour mémoire, notre sommeil est schématiquement divisé en trois phases essentielles : le sommeil léger, le sommeil profond et le sommeil paradoxal.

Un « pfut » qui fait tout

Pour faire de nous des meilleurs dormeurs, Dreem dissimule sous sa mousse à mémoire de forme quatre électrodes sur sa bande frontale et 2 électrodes sur les oreilles. Il n’y a pas besoin de gel pour l’appliquer et l’appareil fonctionne sans fil. Pour l’avoir porté, il est léger mais suppose un bon oreiller pour que sa présence soit amortie.

Dreem, c'est aussi un design. Et il en a fallu de nombreux pour arriver au produit définitif.
Dreem, c'est aussi un design. Et il en a fallu de nombreux pour arriver au produit définitif. - CHRISTYOPHE SEFRIN/20 MINUTES

 

« Nous sommes passés de 30 à 40 électrodes pour les classiques équipements d’électroencéphalogramme à un produit grand public. D’ailleurs, nous ne nous positionnons pas d’un point de vue médical. Mais nous nous adressons au tiers de personnes qui, selon l’OCDE, sont stressées, ont des contraintes de productivité ou sont victimes de bruits externes », explique le co fondateur de Rythm. Les personnes stressées, celles ayant des contraintes de productivité, mais aussi les personnes âgées et celles étant victimes de bruits externes soufrent ainsi d’un sommeil profond dégradé. Analysant en permanence notre sommeil, Dreem adresse à son utilisateur au moment opportun un stimulus acoustique par conduction osseuse. C’est celui-ci qui va doper la phase de sommeil profond lorsqu’elle se déclenche et la prolonger. Il s’agit d’un « bruit rose ». Un « pfut », décrit Hugo. Et au petit matin, Dreem choisit le meilleur moment pour nous réveiller en douceur dans une phase de sommeil léger, à une heure proche de celle que l’on aura programmée dans l’application.

Rester éveillé jusqu’en juin

Est-ce que cela fonctionne ? Assurément, à en croire le jeune patron dont les équipes testent quotidiennement le fameux bandeau. Depuis plusieurs mois, 20 personnes sont ainsi monitorées chaque nuit, l’équivalent de près de 2000 nuits analysées. Pour s’en persuader, il faudra cependant s’inscrire au programme Dreem First et resté éveillé pour guetter le mois de juin. C’est à ce moment que les premières livraisons de Dreem, vendu 349 euros quand même, débuteront.

 

Quant aux bracelets et montres connectées moins onéreux analysant la qualité de notre sommeil, Hugo Mercier ne veut même pas en entendre parler : « ils sont peu fiables et ne réalisent leurs mesures qu’en fonction des mouvements du poignet ! ». Surtout, ils n’auront aucun effet sur la qualité de notre sommeil.

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